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La boîte à secrets

Les ragots de Lakeview ◗ voir le sujet

De ANONYMOUS
Je me demande souvent la logique de suivent les gens. Ils le savent pourtant qu'il est dangereux ce W alors pourquoi le provoquer avec leur réunion ?! C'est ma voisine qui m'en a parlé, elle a prévu d'y aller... Je pense vraiment que c'est une mauvaise idée. W risque de venir y faire un tour, c'est sûr !
De ANONYMOUS
A ce qu'on dit par chez moi, le jeune Foster aurait plusieurs petites amies. J'sais pas si c'est vrai mais c'est moche pour ces filles. Malgré tout, bien joué mon gars !
De JANE J. WELLINGTON
La petite nouvelle, Rebecca Hobbs, c'est un foutu spectacle à elle seule, bordel qu'elle me fait rire.
De MAXIMUS GOOD
D'abord il gifle les gamines, maintenant il hurle tout seul. Pas qu'entendre Tyee le sauvage brailler me dérange, mais ces espèces de grognements en russe, en finnois, je ne sais pas, ça commence à me les briser. S'il a le mal du pays qu'il rentre chez lui, ça fichera la paix à tout un quartier.
De TYEE H. L. DAENDELS
Ce que... C'est absurde ! Lizbeth est une amie, rien de plus, et je... Je voulais la voir. La nuit, en pleine rue. Il n'y a pas besoin d'un lieu pour trouver les gens à qui l'on tient.
De JOSH WILLIAMS
Si vous saviez tout ce que Anton entend et voit chez les Spencer. Le petit Chatwood il s'entend trop bien avec le nouveau locataire, ça l'air et il a vu des trucs dégueulasse, mais il a pas voulu m'en dire plus. Et c'est sans parler des engueulades entre la fille Spencer et ce sournois de Chatwood. Anton a du les séparer, mais il m'a dit qu'elle a une solide droite la fille de l’éleveur.
De MEREDITH LANDER
Si vous voulez mon avis, ils n'auraient pas du expédier la petite Chatwood chez les Spencer. Ils ont plus de 70 ans, c'est pas possible de laisser une telle furie chez de si braves gens. Rose voit tous les jours comment ils se font rabrouer par le fille.
De JOYCE RIPPER
Vous savez, celle qui se balade en limousine ? Ben je l'ai vu main dans la main avec le p'tit Chatwood. C'est quand même horrible, c'est la femme de l'autre Chatwood.
De HEATHER SPENCER
Quoi ? Comment ça je suis sexy en dessous érotique ? Non, j'ai rien fait de sexuel à Lizbeth... à part en parler...
De LINUS CHATWOOD
Quoi ? Lady en dessous affriolant ?

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 "On est bien heureux d'avoir des anges gardiens qui réparent nos fautes" [Tyee H. L. Daendels]

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Maya Standfield
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MessageSujet: "On est bien heureux d'avoir des anges gardiens qui réparent nos fautes" [Tyee H. L. Daendels] Sam 22 Fév 2014 - 19:46

Tyee H. L. Daendels & Maya Standfield

“ "On est bien heureux d'avoir des anges gardiens
qui réparent nos fautes ”


Samedi après-midi, Maya Standfield broyait du noir comme jamais. Il s'agissait d'une chose rare car la jeune fille ne se laissait pas avoir. La vie n’avait pas été clémente avec elle. La belle partit avec des mauvais points. Elle naquit dans les quartiers pauvres de la ville. Son père l'abandonna à ses neuf ans. Sa mère le lui reprocha en lui affirmant que son géniteur la trouvait encombrante. Disait-elle vrai ? Souhaitait-elle juste enfoncer son enfant ? Cette dernière tourna mal très tôt. Elle enchaîna les conneries jusqu'à posséder des soucis avec la justice. Ses fugues à répétition ne passaient pas inaperçues. Elle fuyait une mère insultante et maltraitante, une droguée qui fonctionnait à l'humeur. Aussi, Maya détenait beaucoup de soucis avec autrui. Elle reproduisait parfois les comportements de Rachel, sa génitrice qui lui donnait le mauvais exemple. De plus, elle traînait avec des personnages bien dessinés : des dealers, des voleurs, des gens à problèmes comme elle. Son environnement ne l'aidait pas à s'élever. Un jour, elle se décida à changer la donne. Son âge approchait de la majorité. Il fallait mûrir un peu. Elle prit des bonnes résolutions, notamment elle chercha un petit travail. Elle obtient un contrat allégé au Sugar Cream comme serveuse. Ce métier, certes peu alléchant, lui donnerait des responsabilités à assumer et une sociabilité. Elle croiserait certainement des citoyens plus potables que ceux qu'elle s'entêtait à garder pour amis. Malheureusement, la jeune fille n'arrivait pas à respecter ses prérogatives. Elle se perdait au fur et à mesure. Le lycée, elle n'y allait plus tant son retard la pesait. Dans ce lieu, elle n'avait rien fait de bien à part se montrer insolente, rebelle, et marginale. Elle ne rentrait pas dans les bonnes grâces de ses professeurs, elle ne faisait pas d'efforts non plus. Elle passait plus de temps dans le bureau du proviseur que dans les salles de classe. Dernièrement, elle avait reçu un courrier lui annonçant qu'un conseil se réunirait pour statuait sur son cas. Cela voulait dire qu'elle allait sûrement être renvoyée. Elle n'aurait plus qu'à opter pour un autre établissement, mais qui voudrait d'un tel problème au quotidien pour l'accompagner ? Il faudrait qu'elle change d'attitude. Or, elle ne savait pas comment faire. Dernièrement, elle fit appel à son ami : Tye. Il connaissait aussi Matthias et pour la première fois il découvrait l'appartement du livreur de pizzas. Deandels représentait une oreille attentive pour Maya, un conseiller hors pair, une sorte de grand-frère qu'elle appréciait de tout son cœur. Il faisait beaucoup pour elle. Jamais elle n'avait connu une âme aussi généreuse et attentionnée de toute son existence. Il lui apportait beaucoup. A l'inverse, elle se montrait authentique comme rarement avec le jeune homme. Ces derniers temps, il se montrait affaibli. Par quoi ? Standfield le lui demanderait. Présentement, elle l'attendait chez son cousin. Elle lui avait préparé un petit buffet et de quoi boire : boissons non alcoolisées et alcoolisées. Pour une fois, la belle ressentait le besoin de parler, de se confier. Elle n'allait pas bien, ce constat était rare. Elle avait toujours accepté sa misère avec le sourire. Ses choix demeuraient assumés. Mais avec ses soucis récents, surtout scolaires, elle doutait de nouveau.




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MessageSujet: Re: "On est bien heureux d'avoir des anges gardiens qui réparent nos fautes" [Tyee H. L. Daendels] Sam 1 Mar 2014 - 21:44


Anges.
N'est pas un ami celui qui ne préserve pas son frère en trois circonstances: dans son malheur, en son absence, et à sa mort. ━ Ali Ibn Abu Talib.

Il réussit son créneau du premier coup.
Les clefs glissées dans la poche de son pantalon, un pied hors de la voiture, étendre ses jambes pendant qu'il récupérait son sac échoué sur le siège passager. Ou du moins ce qu'il restait du siège passager. La Chevelle ne ressemblait à rien. Pas plus à une voiture qu'à un immense tas de ferraille, en tous cas. Il soupira en se redressant, ne prit pas la peine de la verrouiller. Si l'on venait voler une voiture, on veillait à ce que cette voiture ne soit pas non plus une épave. Elle, elle ne risquait rien. Largement.
Il n'eut pas à regarder l'heure pour savoir qu'elle l'attendait. Il était à l'heure, peut-être légèrement en retard, il n'en était ainsi que plus poli, mais des rares fois où Maya était venue en classe elle n'avait été que ponctuelle. Du moins dans les cours qu'il tenait. Il en avait entendu, des reproches à son sujet. Il lui arrivait même d'avoir à répondre aux questions des autres professeurs pour les tenir au courant de la situation de la jeune fille. Leur proximité n'était plus vraiment un secret, et cela venait du fait qu'elle et lui ne s'étaient qu'à peine embrouillés en début d'année. Et puis il y eut cette... complicité. Quelque chose qui leur plaisait, à tous les deux. Matthias, assez récemment, qui n'avait fait que renforcer ce lien. Et s'il se devait d'aider son élève, il était dans l'obligation de porter assistance à son amie.

Il ne faisait pas froid, et il remonta ses manches longues en serrant sa sacoche sous son bras. Des escaliers, des marches qu'il comptait pour ne pas se sentir fléchir. Il n'aurait sans doute pas du prendre le volant, car il n'était pas certain de pouvoir le reprendre pour rentrer. Les médicaments l'assommaient, et cela devenait invivable. Absolument épuisant. Finalement planté devant la porte, celle qu'il savait dissimulatrice de l'antre de ses proches, il hésita. Mesura l'encadrement contre son front, espéra que le plafond ne serait pas trop bas. Ce n'était rien sinon. Il ferait avec. Quatre coups pour signifier sa venue, et le dos rond pour pouvoir la regarder lorsqu'elle ouvrirait la porte. À moins qu'il ne s'agisse de Matthias, pour l'accueillir. Il devait être au courant de sa venue. Sans doute. Sans doute. Lorsqu'elle s'ouvrit, son cœur rata des battements et sa voix se fit timide, à peine audible. D'un ridicule qui aurait pu le tuer, et il s'en voulut presque instantanément.

- ... Tout va bien ?


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MessageSujet: Re: "On est bien heureux d'avoir des anges gardiens qui réparent nos fautes" [Tyee H. L. Daendels] Ven 7 Mar 2014 - 14:46

Tyee H. L. Daendels & Maya Standfield

“ "On est bien heureux d'avoir des anges gardiens
qui réparent nos fautes ”


Perdue dans ses pensées, Maya se noya dans un flots d'idées sombres. Elle commençait presque à se demander ce qu'elle foutait dans ce monde. En effet, la blondinette enchaînait juste les faux pas alors pourquoi continuer ? Elle n'avait pas encore fait de mal à Matthias, son cousin, mais quand cela arriverait ? La lycéenne savait qu'elle restait bonne à décevoir autrui. Elle agissait comme la pire des idiotes ! Elle foutait son avenir en l'air et les espoirs de ses proches à la poubelle. N'avait-elle donc aucun respect pour ceux qui croyaient en elle ? Pourtant, elle souhaitait mieux faire, se relever. Or, les événements défilaient à une vitesse impressionnante et elle ne possédait pas le pouvoir pour stopper la machine en route, comme si les situations se déroulaient sans son aval, sans qu'elle puisse émettre un avis sur la question. La jeune fille n'y mettait pas toujours du sien. Elle conservait des fréquentations et des passes-temps douteux. Pour elle, ces paramètres n'entraient pas en jeu. La volonté devançait la chose à venir. Ce n'était pas parce qu'elle côtoyait des racailles, qu'elle allait oublier de se lever pour aller travailler ou pour se diriger en classe. Non ! L'adolescente détenait juste des frayeurs, une flemmardise aussi. Avec le temps, elle perdait l'envie de se sociabiliser, de rattraper son retard en cours. Elle prenait souvent les mauvaises décisions. Cleveland ne l'aidait pas non plus car il n'osait pas se mêler des affaires de la gamine qui vivait sous son toit. Seul quelqu'un comme Tye avait un pouvoir, un pouvoir d'agir et de persuasion surtout. Quelqu'un comme Allan Brigdes la poussait dans les bas fonds par contre. Il fallait savoir placer ses pions. Standfield galérait encore un peu, encore dans une attitude d'apprentissage face aux aléas de la vie quotidienne. Présentement, elle ouvrit au professeur d'histoire le plus canon qui pouvait exister en ce monde : Daendels. Ce dernier affichait un air contrarié, une moue attristée. Il semblait également fatigué. La blonde n'était pas rassurée par ces constats. Au fil du temps, il lui paraissait de plus en plus affaibli et triste. Tye s'inquiéta plus de l'état de l'adolescente qui le fit entrer :

Viens entres. Tu vas bien ? Je te sers quelque chose à boire ou à manger ? Elle le fixa d'un air interrogateur. Ensuite, elle s'obligea à répondre à la demande de son interlocuteur et ami : Bof, tu sais ce que représente les joies de la jeunesse, surtout de l'adolescence, tu as connu cela je suppose ?!! Tu as passé ce stade depuis quand ? Est-ce qu'à un moment on cesse de se poser des questions dans cette existence merdique ? Assis-toi, finit-elle par dire en souriant. Elle attendait qu'il réclame un verre ou quelque chose dans le genre.




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MessageSujet: Re: "On est bien heureux d'avoir des anges gardiens qui réparent nos fautes" [Tyee H. L. Daendels] Mer 12 Mar 2014 - 13:37


Anges.
Je n'ai pas peur de mourir, des bouts de moi meurent tout le temps. ━ Sage Francis.

Petite Maya.
Elle serait toujours Petite Maya, quand bien même elle était déjà grande. Dès l'instant où il l'avait vu passer le seuil de sa salle, il n'avait pu s'empêcher de le penser. Petite chose. Et avec son prénom, cela donnait Petite Maya, et cela n'allait pas en lui déplaisant. Il ne lui dirait jamais, bien entendu, elle n'avait pas besoin de le savoir et il n'était pas du ressort d'un professeur, aussi proche soit-il, de poser un tel surnom sur le sommet du crâne d'une de ses élèves. Elle était Mademoiselle Standfield à défaut d'être Madame Maya Standfield, Maya, parfois, lorsqu'ils n'étaient que tous les deux. Cela n'arrivait pas si souvent. Jamais vraiment.
Petite Maya dans un appartement à son image, à l'image de sa cabane, en plus étroit peut-être. Il n'était pas fait pour les arbres, comme la plupart des infrastructures d'ici, mais au moins il n'avait pas à pencher la tête. Juste à ne pas se tenir droit trop longtemps pour ne pas abîmer le plafond. Un maigre sourire à cette pensée, la main lourde échouée sur la tête de la jeune fille sans même la regarder. Il était là. Il était là, elle n'avait rien à craindre.

- Juste un peu f-f-fatigué. Ce n'est rien. Et si tu as quelque c-chose à manger à me proposer, je suis p-preneur. Merci.

Parce qu'il n'aimait ni se faire prier, ni manquer de respect à un hôte. Si l'on propose, c'est que l'on peut et que cela fait plaisir, pas parce qu'on y est contraint. Alors il accepta avec un sourire, lâcha Petite Maya et s'éloigna à peine, un peu perdu dans un environnement aussi restreint. Il avait toujours du mal, même après toutes ces années. Il avait connu largement pire, mais après avoir passé plus de la moitié de sa vie sans toit au-dessus de lui il n'était pas tout à fait loyal de prononcer l'habitude. Jamais quand rien n'est fait pour lui. Ce n'était rien. Il voulut remonter ses manches mais elles étaient déjà remontées, alors il se sentit bête et se dirigea simplement vers le canapé sur lequel il hésita à s'asseoir. Un instant, pas plus. Pas de gêne entre eux. Pas maintenant.

- Pour être honnête avec t-toi, je... Je crois n'avoir j-jamais atteint ce stade Maya. Je ne v-viens pas d'ici, et nous n'avons pas grandi de la m-même façon, tous les deux. Mais s'il est question de s'en poser, j-je ne vois pas où est le mal. C'est justement p-p-parce que l'humain se remet toujours en c-cause qu'il est humain.

La voix presque assurée. Calme, toujours timide, mais plutôt bien portante et un handicap qu'il maîtrisait à peu près. C'était peu dire, en vérité, mais il faisait de son mieux. Maya, en temps qu'élève, savait à quel point il pouvait imposer sa présence une fois devant son tableau et son bureau. Un rôle qui correspondait à une pièce, sans doute.

- Tu... Tu as gardé contact avec ces m-m-mauvaises gens que tu fréquentais ?


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MessageSujet: Re: "On est bien heureux d'avoir des anges gardiens qui réparent nos fautes" [Tyee H. L. Daendels] Jeu 13 Mar 2014 - 17:12

Tyee H. L. Daendels & Maya Standfield

“ "On est bien heureux d'avoir des anges gardiens
qui réparent nos fautes ”


Le grand Tye accepta l'invitation de son élève à entrer dans l'appartement de son cousin. Ce dernier s'y aventura de manière lente. Il affirma être fatigué. Il s'agissait sûrement de la cause de ce comportement légèrement ascétique, peu dynamique. Maya s'inquiétait pour le professeur d'histoire. A part le manque de sommeil, il ne paraissait du tout dans son assiette. La fatigue pouvait amenée ce genre de symptômes. Or, Daendels ne se laissait pas souvent aller à la morosité. En tout cas, il donnait cette impression. Standfield n'avait pas attendu avant de l'interroger sur son état. Il était impossible pour la jeune fille de cacher son sentiment sur la question. Tye se montrait si attentif quant au sujet de la santé mentale et physique de Maya que cette dernière ne pouvait qu'en passer par là à son tour. Donc, elle en reparlerait à coup sûr. A l'instant, elle écouta le choix de Tye et elle se dirigea vers la cuisine pour emprunter quelques paquets de gâteaux. Il n'était sûrement pas l'heure de manger des pâtes et de la viande. Le jeune homme serait certainement se satisfaire de ces possibilités. S'il demeurait plus attiré par les fruits, le prof avait frappé à la mauvaise porte. Standfield étala la marchandise sur la table basse du salon.

Tu ne veux pas une boisson pour accompagner le tout ? Tu es sûr ? Elle attendit sa réponse et elle s'y adapta. Par la suite, elle s'assit sur le sofa du salon. D'où vient cette fatigue ? Trop de cours à donner ?

La blondinette sourit. Ensuite, Maya osa avancer un thème assez privé, de manière évasive, mais elle se confia quand-même par ce biais. Elle n'allait pas bien. La jeune fille ne mentirait pas à Tye. De toute façon, elle ne savait pas cacher son malaise comme Daendels ne pouvait pas effacer son air plutôt affaibli. La lycéenne usait rarement de négativisme. Aujourd'hui, elle fut juste prise par un rare blues. Alors, elle ne possédait pas les clés pour s'en débarrasser. Elle avait besoin de parler. Tye représentait son meilleur allié. Il n'allait pas toujours dans son sens comme Allan ou Matthias qui baissait vite les bras, le jeune homme détenait le pouvoir de dire son mot sans que l'adolescente le coupe. D'ailleurs, le bel homme commençait à émettre un avis juste tout en répondant à la question. Il ne possédait pas la même éducation que Maya. Ils n'avaient pas grandi au même endroit, ni ils n'avaient connu les mêmes problématiques. Alors comparer caractérisait une dure entreprise ! Tye plaça une sorte de morale : se poser des questions, il s'agissait d'une action tout à fait normale. Mais s'interroger sur sa présence dans le monde et imaginer qualifier un fardeau, ces propositions relevaient-elles d'une comportement banal et admis ? Maya savait que quelque chose clochait chez elle. La lycéenne s'intéressa à l'attitude de l'ami de Cleveland : il affichait une plus grande timidité mais il avait l'air plus attachant que quand on le croisait au bahut. La blonde savourait sa chance de recevoir une âme aussi entière et attentive que celle de Tye Daendels.

Je ne me remets pas souvent en question. Elle rit. Maya avait conscience qu'elle n'était pas aussi humaine et méritante qu'un autre. Puis, Tye s'inquiétait d'un aspect de la vie de la gamine : ses mauvaises fréquentations. De manière sincère, Maya répondit : Oui. Je ne vois plus les connaissances du lycée mais en dehors, je conserve mes contacts. J'ai qu'eux et je ne pourrai pas m'en défaire malheureusement car on partage trop de choses. Ils ne représentent pas un frein pour moi au contraire, ils me permettent de garder un côté social. Tu sais... j'ai arrêté le bahut.... Matt ne le sait même pas. Ils vont bientôt statuer sur mon cas... . Elle se reprit : je n'ai pas besoin des cours. J'ai un petit travail. Et je me dis que mes arrières sont assurés et ce n'est pas deux, trois mauvaises connaissances qui vont m'enfoncer plus. Voilà le fruit de ma réflexion... . La jeune fille baissa les yeux.




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MessageSujet: Re: "On est bien heureux d'avoir des anges gardiens qui réparent nos fautes" [Tyee H. L. Daendels] Dim 30 Mar 2014 - 22:59


Anges.
Don’t you dare waste a second of it thinking something better will happen when it ends. Don’t you dare. ━ Caitlin Moran.

Un signe de tête à la négative, lui confiant l'inutilité de quelque boisson autour d'eux à cet instant. Il n'aimait pas boire en mangeant.
Elle s'assit, lui demanda une raison à la fatigue. Il aurait aimé pouvoir lui répondre que la fatigue venait de la fatigue elle-même et être sincère en le lui avouant, ce qui n'aurait pas été faux, mais il doutait de la pertinence d'une telle réponse en ce lieu dit. Face à elle. Il avait peur de parler avec ces adolescents. En soi, l'adolescence n'existait pas chez lui, et il était de bon ton de le garder en tête. L'âge existait, mais la pensée des philosophes qui avaient créé le terme et toute la quête identitaire générée par la nomination d'une telle période dans leur société n'étaient pas parvenues jusqu'à eux. Passé l'âge de l'enfance, on devenait un adulte. Avec tout le poids que cela représentait.
Très pragmatiquement, Tyee avait toujours trouvé la vie des adolescents d'ici assistée et presque trop couvée, chapeautée par des réglementations que personne n'aurait osé soupçonner parmi le clan. Il ne considérait pas cette période en temps que tel comme plus facile, mais c'était diamétralement différent de ce qu'il avait pu vivre et orienter la jeunesse parmi les méandres de complications sociétaires qui s'en suivaient n'était pas tant de son ressort que de celui des parents généralement dépassés par leur propre progéniture. Ces gens avaient un art de la complexification de vie remarquable, auquel il n'adhérait pas du tout mais dont il saluait toutes les subtilités. Même les tortures de son clan faisaient pâle figure face à cela.

- Fatigué de penser, p-parfois. Fatigué de réfléchir, de devoir faire réfléchir l-l-les autres avec moi. Un peu fatigué d-des cours, oui. Fatigué, simplement.

Il attrapa l'un des paquets de gâteaux gracieusement offert par son hôte, l'ouvrit sans difficultés aucune, attrapa un gâteau et reposa le tout face à la jeune fille. Qu'elle l'accompagne, il avait horreur de manger seul lorsqu'il était en compagnie. Qui plus est en compagnie agréable.
Sincèrement, ses mots virent sonner comme un grelot désagréable au creux de son oreille, et il ne put cacher ses sourcils froncés. Sa déception. Sujet délicat s'il en était, qu'il prenait plaisir à éviter le plus possible. Beaucoup à dire, et un handicap traître. Un handicap qu'il n'aimait pas à se rappeler. Pour un peu, il aurait demander une feuille et un stylo, et aurait écrit. Mais Maya n'avait pas besoin de lecture sinon de mots. De quelqu'un de présent, pas d'effacé. Matthias n'en savait rien, et il n'aurait pas été à même de gérer pareille situation. Il avait du mal à se gérer lui-même, n'avait pas besoin d'une jeune fille comme Maya comme fardeau supplémentaire. La générosité désintéressée lui sommait de parler à Maya de quitter cet appartement pour venir chez lui, et ne pas rester enfermée ainsi. Puis l'angoisse le prenait et lui rappelait qu'il était proscris de convier quiconque à entrer dans cette cabane à Greengrass. Pas une bonne idée.

- C'est moi qui doit s-s-statuer sur ton cas. Et le conseil d'adm-ministration. Dont je fais partie, donc. J-J'essaye de les c-c-convaincre d'êtres cléments, Maya, c'est difficile. Ils ont déjà b-beaucoup attendus avant de remettre t-ton dossier sur la table.

Parce que j'ai insisté pour qu'on te laisse une chance. Et puis une autre. Et encore une autre. Aucun professeur ne croyait en ses chances de réussite à présent. Elle était tout à fait capable, mais n'en avait pas la volonté et Tyee s'évertuait à ne pas l'abandonner, mais il ne pourrait défendre quelqu'un qui plaide coupable et se laisse accuser délibérément. Il n'était pas capable de miracle. Pas ainsi, en tous cas.

- Je ne voulais pas partir. C'était il y a longtemps. Je... N'ai pas eu l-l-le choix. Et tout ce dont je rêvais, c-c'était de m'instruire. D'apprendre. J'n'en avais p-pas besoin, juste... C'ét-tait important. Et il est une compagnie d-d-dont il vaut mieux se passer, parfois.

Mange, un peu. Lui aussi baissa les yeux.


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MessageSujet: Re: "On est bien heureux d'avoir des anges gardiens qui réparent nos fautes" [Tyee H. L. Daendels] Dim 6 Avr 2014 - 18:14

Tyee H. L. Daendels & Maya Standfield

“ "On est bien heureux d'avoir des anges gardiens
qui réparent nos fautes ”


Tyee H. L. Daendels n'était pas quelqu'un de bavard. Il répondit négativement de la tête pour signifier qu'il ne voulait pas accompagner ses gâteaux par une boisson quelconque. Maya Standfield le rejoignit sur le canapé. Elle restait ravie de la présence de cet homme. Il s'agissait de la seule bouille professorale qu'elle savait tolérer. Tyee représentait un ami de son cousin. S'il avait su se faire accepter par Matthias Cleveland, c'était parce qu'il qualifiait une bonne personne. Alors, Maya considérait ce professeur d'histoire. Il possédait un côté rassurant. Il avait les mots qu'il fallait en général pour rassurer une personne. Son imposante grandeur ne lui offrait pas un caractère effrayant. Au contraire, il ressemblait plus à un géant qui avait du mal à se faire au monde extérieur composé de petites personnes trop nerveuses pour l’accueillir. Il détenait ce truc qui ne le rendait pas comme les autres. Sa façon de parler était unique. Il avait sa propre personnalité et il brillait par une authenticité, une unicité sans nom. Maya l'appréciait. Personne ne l'aidait vraiment et lui effectuait son possible pour sauver cette élève. Elle demeurait très reconnaissante. Même si elle souhaitait lui rendre la pareille, la jeune fille ne savait pas comment. Tyee s'attachait à une discrétion. Aujourd'hui, il avoua être fatigué. Son souci paraissait plus grave. Il s’emmêlait les pinceaux avec une gradation plus qu'alarmante. Cette dernière signifiait beaucoup de choses : il ne semblait pas que épuisé.

Que se passe-t-il réellement Tyee ? Je te sens évasif, secret et surtout au bout du rouleau.

Au moins, le jeune homme mangeait, il ne se laissait pas mourir de faim. Il posa les paquets près de Maya, trop énervée pour avaler quelque chose, elle ne préféra pas toucher aux paquets de gâteaux. L'adolescente confia ses problèmes. Elle n'allait plus du tout en cours, elle était en décrochage scolaire. Elle ne se situait pas dans la lignée de ces jeunes assistés, personne ne l'aidait. Elle avait toujours eu « la chance » de sombrer seule et de s'enfoncer sans aides dans sa propre merde. Standfield effectua ses propres choix, ils demeuraient juste idiots et chaotiques mais elle assumait. La misère l'accompagnait depuis toute petite. Elle n'avait rien connu d'autre. Maya acceptait son sort sans pour autant se battre. Elle capitula dès sa naissance. Présentement, elle regrettait son attitude. Or, elle savait qu'elle restait foutue à jamais. En observant le regard de Tyee, la lycéenne lisait une déception. De toute manière, elle attirait que ce genre de réactions. Elle n'était pas faite pour vivre en société. Maya apprit que Daendels devait statuer sur son cas, sa situation était critique.

Je suis désolée. Tu sais.... vous devriez me virer... . Tyee évoquait son passé. Standfield restait attentive. Tu n'as pas eu le choix, comment cela ? On n'a toujours le choix dans une vie. Le choix reste l'élément qui m'a pourri. On m'a imposé une situation dont je n'ai su me défaire et par conséquent mes choix sont dictés par cette ligne de conduite que j'ai toujours connu. Le choix ne représente peut-être pas un bon élément au final... . Elle l'interrogea : et qu'est-ce que tu veux dire par « il est une compagnie dont il vaut mieux se passer » ? Je ne comprends pas.





"I Don't Care. I Love It".
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Tyee

Tyee H. L. Daendels
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Je te regarde
et je connais tous tes secrets ! -W
☇ ÂGE RÉEL : 35
☇ DATE D'ANNIVERSAIRE : 20/12/1983
☇ A EMMÉNAGÉ LE : 23/06/2013
☇ MENSONGES : 223
☇ JEU A LA : personne que vous voulez. ♪
☇ AVATAR : Arnaud Laville.




MessageSujet: Re: "On est bien heureux d'avoir des anges gardiens qui réparent nos fautes" [Tyee H. L. Daendels] Jeu 24 Avr 2014 - 10:23


Anges.
Un problème se résout dans la souffrance ou dans la joie. Cela dépend de vous. ━  Roberto Shinyashiki.

Parle de toi.
Cela sonnait comme une évidence, et pourtant il hésita. Il égara ses yeux près des vivres, arrêta de respirer, et il hésita. C'était la solution, et il le savait. Il savait ce genre de choses, c'était inné. Il savait que pour aider, il fallait partager. S'aider soi ou aider autrui. Mesurer le tout, et partager. Lieb était fier de son garçon lorsqu'elle comprit qu'il avait hérité ce don d'elle, et ils s'étaient rapprochés encore davantage. Comme s'ils ne s'aimaient déjà pas suffisamment. Le coin des lèvres pincées, les paupières closes, et son souvenir amer en tête, plus amer encore que le goût du sang dans la bouche. Il s'en voulut de souffrir autant à sa seule évocation en pensée. Elle aurait été déçue d'apporter la douleur, elle n'était pas femme de guerre.
Et lui s'était fait homme de bien. À sa façon.
Et sa façon exigeait qu'il parle de lui. Il s'en rendrait malade, un jour. S'il ne l'était pas déjà.
Long soupir. Exténué.

- J-J-J'ai perdu un être cher. Récemment. Là.

Il y a quelques semaines, et cela lui paraissait d'ores et déjà un temps infini sans qu'il ne sache dire s'il était infiniment long ou infiniment court. Son deuil était étrange. Comme si Lieb n'était pas encore partie, qu'elle ne partirait jamais alors qu'elle n'était déjà plus là. Il savait qu'il l'empêcherait de mourir par son souvenir, il l'avait toujours su, mais plus étrange que cela il se surprenait à ne pas vouloir la laisser mourir. Qu'importait l'après, qu'il soit fait d'esprits ou de paradis, si Lieb avait raison, alors elle avait retrouvé le père de ses enfants, ses propres aïeux, et elle allait bien. Bien mieux qu'ici. On ne pouvait pas souhaiter pire, il essayait de s'en convaincre. Et c'était bien trop dur pour le moment.

- J'ai du... Rentrer. Tu s-sais, en Russie. Je l'explique à t-t-tous mes élèves. D'où je viens. Et j'ai appris qu'elle n-n'était plus là.

C'était un murmure, mais un murmure suffisamment autoritaire pour imposer le silence. Une autre facilité qu'il tenait d'elle. Non. Elle n'avait jamais eu à baisser la voix à ce point. Lieb était écoutée et entendue, Lieb était celle qui connaissait l'extérieur et qui savait. Lieb savait, et il était l'héritier de ce savoir pour qu'il perdure. Tout ce qu'il avait entendu d'elle était gravé dans ce troisième nom que l'on donne à la naissance, toute sa force et toute son essence insufflés dans quatre lettres bien rangées, épinglées sur son crâne pour ne pas l'oublier. Tyee Hildegeir Lieb. Noms que tout le monde écorchait.

- Si j'étais resté, on m-m-m'aurait tué. Ce n'est p-pas ce q-q-que j'appelle un choix. Enchaîne. C'est ça. C'est... C'est elle qui m'a s-s-sauvé. Le choix, il y était. Vivre ailleurs ou mourir là-bas. Elle a ch-choisi à ma place.

Calme-toi. Garde tes bredouillements et tes bégaiements pour d'autres occasions. Tu es professeur ici même, tu donnes simplement un cours que tu n'as pas préparé. Et tout va bien. Tu es là pour elle. Tout ce que tu fais ici, c'est pour Maya. Maya Standfield, que tu ne laisseras jamais, jamais se convaincre de ses propres sottises.

- Je n'ai pas à regretter. Je... Je m'en veux. Je m'en v-veux. Mais c'est passé. Je peux regretter, ça... Ça ne changera pas. Pour toi n-non plus. C'est... Fataliste. Dit comme ça. C'est vrai. Tes problèmes ne sont p-p-pas les miens et ils sont tous d'importance d-dans nos vies respectives. Il n'y a pas de... Petits problèmes. Des désagréments, oui. C'est mineur. Pas les problèmes. Tu as le choix de l-l-les considérer ou pas. Des gens sont... Sont très heureux dans leur misère. Tant mieux pour eux. C'est très bien d'être heureux. Mais toi tu ne l'es pas. Et tu ne le s-s-seras pas dans la misère. Je le sais.

Une pause, pour respirer. C'était beaucoup, c'était hésitant, délibérément sibyllin. Il y avait tant de travers à cacher. C'est sa main qui vint chercher la sienne, deux droites et dix doigts emmêlés. Une main qu'il garda fermement dans la sienne.

- Les compagnies dont on se passe, ce s-s-sont celles qui ne nous apportent rien d'autre qu'une présence. Ni positive ni négative. Une personne là. Pour avoir quelqu'un. Ça ne t-te fait pas avancer. Ce n'est pas utile. Aussi cruel que cela soit, les... Les douleurs nous font vivre. Avancer. Grandir. M-Mais si tu choisis cette sécurité neutre, aseptisée, tu ne bougeras pas. Tu ne grandiras pas. Et tu dois grandir.

Quitte à choisir, j'ai préféré souffrir mille morts plutôt qu'une seule, simplement parce qu'au bout de mille morts je suis toujours vivant. Et quand je regarde derrière moi, il n'y a pas que des regrets. Il n'y a pas de bons ou de mauvais choix. Il faut juste savoir les assumer et faire avec.

- Je viendrai te faire cours ici. Quand je ne t'ennuierai pas avec mes m-m-monologues bancals.


I know. I’m very hard to talk to. I realize that. — J.D. Salinger.

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MessageSujet: Re: "On est bien heureux d'avoir des anges gardiens qui réparent nos fautes" [Tyee H. L. Daendels] Ven 25 Avr 2014 - 16:52

Tyee H. L. Daendels & Maya Standfield

“ "On est bien heureux d'avoir des anges gardiens
qui réparent nos fautes ”


Tyee H. L. Daendels n'hésitait pas à se confier. Une bonne complicité naissait avec son élève. Maya Standfield perçut sa tristesse. Il possédait cet air exténué et blasé. Jamais la blondinette ne l'avait vu ainsi. De coutume, il se montrait timide en dehors des classes. La jeune fille adoptait une posture compatissante, ses dires ne trahissaient pas cet effet. Je suis désolé Tyee, toutes mes condoléances. C'était quelqu'un de ta famille ? Le jeune homme continua à évoquer ce sujet qui lui tenait à cœur. Son interlocutrice demeurait très attentive. Tu es revenue pour elle ? Et tu as appris la nouvelle ainsi.. ? Je suis navrée. C'est vraiment triste, j'espère que tu ne te laisses pas aller après cela... . La blondinette s'inquiétait réellement pour Tyee. Il affichait une présence indéniable pour la lycéenne, le retour de bâton devait se faire. Même si la jeune fille savourait chaque parole du professeur d'histoire, il était important qu'elle en place une pour obliger Daendels à parler afin de s'aérer. Il lui en donnait l'occasion. Elle saisissait la perche. Et c'est comment la Russie en ce moment ? Maya entretenait une conversation qui lui plaisait, elle espérait ne pas trop en faire. Présentement, elle essayait de comprendre ce que lui disait l'ami de Matthias Cleveland. Il expliqua qu'il n'avait pas eu le choix par le passé : celui de la fuite. Qui a choisi pour toi ? Standfield en oubliait sa situation. Elle analysait de près les histoires de Tyee. Il regrettait ce départ. Or, il se doutait qu'il ne pouvait rien y changer. Il détenait certainement l'impression d'avoir abandonné les siens. Ce n'était pas le cas car on lui avait imposé la décision qui le sépara des siens. Le professeur de carrière revint très rapidement au cas de son élève. Le discours général de Tyee ne l'aidait en rien. Elle n'arrivait pas à en tirer les conclusions. Daendels pensait qu'elle ne serait pas heureuse dans la misère, qu'elle ne l'était pas. Il s'agissait d'une vérité, la belle se noyait dans un quotidien dangereux qui la rendait marginale et elle ne se sentait aucunement accomplie. Comment modifier une façon de vivre ancienne d'environ dix ans ? Le souci restait le manque de motivation de Maya. Elle avait peur du changement, au moins elle était habituée à sa misère : un confort certain l'entourait, elle avait ses points de repères. Elle représentait une chose irrécupérable. Personne ne détenait le pouvoir de la booster, la solution viendrait d'elle mais elle risquait de se faire attendre. Par la suite, Tyee tenta d'expliciter ses termes que la cousine de Matthias ne comprenait pas toujours. La douleur nous fait grandir, j'en conviens. Le reste, je n'arrive pas à saisir. Tu sais, je préfère garder mes contacts que de finir seule... je ne serai pas me passer de mon quotidien. Je n'ai pas envie de grandir si cela veut dire tout revoir à zéro. Pourtant, la blonde souffrait à cause de cette vie. De plus, le monde des adultes lui faisait peur. Elle avait appris que les mauvaises combines. Comment pourrait-elle s'en sortir avec les mauvais dés en poche ? Personne ne saurait lui apporter un réel soutien, les gens restaient bloqués dans leurs soucis et c'était normal. Standfield ignorait le bon discours de Tyee. Ce dernier désirait la soutenir concrètement. Je ne mérite pas ton aide. Tu crois que ça va me servir ? L'instruction va m'aider à grandir tu crois ? Je ne sais plus ce qu'il me faut et toi tu n'as pas besoin de cela, tu viens de vivre des étapes difficiles... tu as mieux à faire je pense... . Elle sourit. Maya capitulait, comme toujours.






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MessageSujet: Re: "On est bien heureux d'avoir des anges gardiens qui réparent nos fautes" [Tyee H. L. Daendels]

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