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La boîte à secrets

Les ragots de Lakeview ◗ voir le sujet

De ANONYMOUS
Je me demande souvent la logique de suivent les gens. Ils le savent pourtant qu'il est dangereux ce W alors pourquoi le provoquer avec leur réunion ?! C'est ma voisine qui m'en a parlé, elle a prévu d'y aller... Je pense vraiment que c'est une mauvaise idée. W risque de venir y faire un tour, c'est sûr !
De ANONYMOUS
A ce qu'on dit par chez moi, le jeune Foster aurait plusieurs petites amies. J'sais pas si c'est vrai mais c'est moche pour ces filles. Malgré tout, bien joué mon gars !
De JANE J. WELLINGTON
La petite nouvelle, Rebecca Hobbs, c'est un foutu spectacle à elle seule, bordel qu'elle me fait rire.
De MAXIMUS GOOD
D'abord il gifle les gamines, maintenant il hurle tout seul. Pas qu'entendre Tyee le sauvage brailler me dérange, mais ces espèces de grognements en russe, en finnois, je ne sais pas, ça commence à me les briser. S'il a le mal du pays qu'il rentre chez lui, ça fichera la paix à tout un quartier.
De TYEE H. L. DAENDELS
Ce que... C'est absurde ! Lizbeth est une amie, rien de plus, et je... Je voulais la voir. La nuit, en pleine rue. Il n'y a pas besoin d'un lieu pour trouver les gens à qui l'on tient.
De JOSH WILLIAMS
Si vous saviez tout ce que Anton entend et voit chez les Spencer. Le petit Chatwood il s'entend trop bien avec le nouveau locataire, ça l'air et il a vu des trucs dégueulasse, mais il a pas voulu m'en dire plus. Et c'est sans parler des engueulades entre la fille Spencer et ce sournois de Chatwood. Anton a du les séparer, mais il m'a dit qu'elle a une solide droite la fille de l’éleveur.
De MEREDITH LANDER
Si vous voulez mon avis, ils n'auraient pas du expédier la petite Chatwood chez les Spencer. Ils ont plus de 70 ans, c'est pas possible de laisser une telle furie chez de si braves gens. Rose voit tous les jours comment ils se font rabrouer par le fille.
De JOYCE RIPPER
Vous savez, celle qui se balade en limousine ? Ben je l'ai vu main dans la main avec le p'tit Chatwood. C'est quand même horrible, c'est la femme de l'autre Chatwood.
De HEATHER SPENCER
Quoi ? Comment ça je suis sexy en dessous érotique ? Non, j'ai rien fait de sexuel à Lizbeth... à part en parler...
De LINUS CHATWOOD
Quoi ? Lady en dessous affriolant ?

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 How Deep is your love ?

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Lizbeth

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MessageSujet: How Deep is your love ? Jeu 17 Oct 2013 - 22:26


    Positif.  Impossible, ce n’était pas le moment. Linus serait en colère. J’en étais persuadée.  Je ne voulais encore me disputer avec mon mari. Nous avions passé quelques mois sans anicroches. Le parfait bonheur, dirais-je. Linus n’était pas prêt. Il n’avait pas fait le ménage dans sa vie pour accueillir un tout petit malgré les projets que nous avions eu autrefois à Cambridge.  J’avais littéralement changé de comportement avec mon mari. J’étais songeuse.   Comment avais-je pu être aussi bête ? Pourquoi n’avais-je pas vu les signes pour m’éclairer ? Les nausées et mon humeur assez changeante. J’étais à fleur de peau, mais Linus avait eu la gentillesse de ne pas m’embêter.  Pourtant, lors des nausées, j’étais continuellement seule à la maison sauf une fois où Heather avait eu la gentillesse de soulever mes cheveux au centre commercial pendant que mon repas finissait au fond de la cuvette. Je me sentais toujours mieux après l’évènement, mais je ne m’étais jamais plainte auprès de mon mari. Je ne voulais pas l’alerter. J’avais mis la faute encore une fois sur le stress que j’avais vécu même s’il n’avait pas été aussi haut que le premier mois. Peut-être que le fait que cette foutu pétasse de blonde soit ma voisine aurait pu entraîner ce violent stress ? Non, je devais arrêter de trouver des raisons inutiles. J’aurais dû voir les signes précurseurs d’une grossesse.  Ce n’était pas le problème en fait, c’était comment Linus allait-il prendre la nouvelle ? Il n’était pas prêt.  J’étais anéantie, parce qu’en quelque part depuis qu’il m’avait fait part de ses projets, l’idée d’avoir un enfant m’avait séduite. Est-ce qu’il voudrait que je fasse l’irréparable en me faisant avorter?  Bon sang, je ruminais ses pensées de déjà près de trois jours. Mon comportement avait littéralement changé, comme si je boudais mon mari. Ce n’était pas le cas, mais je me préparais mentalement à ce qu’il me demande de me faire avorter.

    J’avais pris secrètement un rendez-vous chez le médecin pour avoir la totale certitude que j’étais enceinte. De toute façon, je ne savais pas comment l’annoncer à mon tendre époux. J’étais plutôt intimidée à devoir lui avouer la vérité. J’avais entendu que ce dernier quitte la maison pour le travail pour commencer à m’activé.  J’avais pris une douche en vitesse. Malgré que mon rendez-vous était dans approximativement dans quatre heures, je me préparais déjà. Hélas, je n’avais pas encore déjeuné. Malheureusement pour moi, j’avais envie de saucisse, de bacon et d’œuf.  J’avais oublié presque ma fâcheuse habitude de toujours manger sans gras, mais j’avais terriblement faim. J’avais besoin de ce gras pour me sentir réconforter.   Je ne savais toujours pas comment l’annoncer à mon mari. Comment le prendrait-il ?  Je me regardais dans le miroir de la coiffeuse de Heather. En soutien-gorge en train de me faire belle pour sortir.  Je me préparais toujours avec cette habitude que je devais être toujours à mon meilleur.  Une idée germa dans mon esprit. Peut-être devrais-je me pratiquer devant le miroir pour être prête face à mon mari ? « Linus… je… j’ai quelques choses à te dire. »  Je fronçai les sourcils. Je secoue la tête négativement. « Je suis enceinte. » dis-je avec une voix grave.  Non, ce n’était pas encore ça. « Linus, tu as surement vu que j’étais un peu irritable… un peu tout le temps en colère pour rien…. Eh bien… tu vas être papa. »  Je fis un visage de dégout. Ce n’était toujours pas cela. « Linus, je suis ton père. » Je me mis à rire cette fois-ci. Ce n’était toujours pas ça. « Tu sais,… la cigogne est passée… TU vas être papa !!! »   J’entendis un bruit derrière moi, je me retournai pour voir si c’était Billy ou Heather ou un membre de la famille. Je devais fermer rapidement la porte pour ne pas traumatiser le pauvre Nigel – au cas où - .  Je me retrouvai devant un Linus qui me dévisageait. « … euh… qu’est-ce que… tu fais ? » Il me regardait sans sourciller. Il semblait être en état de choc. « Tu as tout entendu ? » Je regardais nerveusement mes mains toujours en sous-vêtement. « Je voulais te le dire, mais je ne savais pas comment… ça fait 3 jours, 3 jours que je veux te le dire, mais j’ai peur. Linus…» Je continuais à le regarder. « Dis quelques choses… Linus. » Je me sentais de plus en plus coupable d’avoir cessé la pilule lorsqu’il était parti, mais on avait été tous les deux en accord.
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MessageSujet: Re: How Deep is your love ? Dim 20 Oct 2013 - 17:23




Ft. Lizbeth A. Blackwood

How Deep is your love ?



n matin paisible, comme la plupart depuis que Liz a accepté de rester. Enfin, presque paisible. Je sens Liz tendue et nerveuse depuis quelque jours. Je sais pas trop pourquoi et je n'ose pas lui demander ce qui se passe. En fait, je lui ai demandé si ça allait, elle a dit oui. Un peu trop rapidement à mon goût, mais bon. Je me doute qu'elle me cache quelque chose, mais je n'ose pas pousser l'interrogatoire. Si elle ne me dit pas, c'est probablement que ça ne me plaira pas et qu'elle tente d'envisager ma réaction. Mais comme tout semble bien aller depuis quelques temps, je n'ose pas briser cette apparence de parfaite harmonie. Pas pour le moment. J'ai besoin d'un peu de répit après tout ce qui s'est passé. Je n’avais pas été aussi furieux depuis si longtemps que j'ai presque eu peur de moi-même. J'ai passé un mois à hésiter à entrer dans cette fichue pièce, devant laquelle je passe tous les jours, puis Liz est arrivée et je n'ai plus pensé qu'à elle. Et maintenant, tout va bien... enfin, mieux et je n'ai toujours pas poussé la porte de la chambre. Je suis terrifié à cette idée. Un peu comme si cette porte allait me balancer tout mon passé, ce que j'étais, ce que j'aurais pu être au visage et entrer en collision avec ce que je suis devenu et ce que je deviendrai. Et je ne sais pas du tout si c'est compatible.

Une douche, je m'habille, rapide déjeuner, en solo, parce que Liz dort encore. Je ne m'éternise pas, pour ne pas la réveiller, mais je vais tout de même l'embraser sur le front, ou la joue, dépend de ce qui est le plus facile d'accès. Je fais ça tous les matins quand je pars avant que Liz ne se lève. Parfois, à Cambridge, j'ai bien du mal à finir par sortir. Un baiser et je quitte la maison pour aller au Fingertips. C'est moi qui ouvre ce matin. Alors j'ouvre, je mes les cafetières en marche, je passe un petit coup de chiffon sur le comptoir et j'attends l'arrivée d'Hetty pour lui céder totalement la place pour le salon de thé. J'ouvre le caisse et je me souviens que je devais apporter des rouleaux de monnaie, une liasse de 1$ et des 5$. Eh merde, je les ai laissé sur la table à l'entrée... avec mon portefeuille. Hetty ne sera pas là avant 10h. Heureusement, c'est pas une journée ou ce sera la cohue. Je vais attendre son arrivée, à moins que j'attende l'arrivée d'Amanda pour prendre quelques minutes pour aller chercher tout ça. Lorsque Amanda arrive, je lui confie le Fingertips pour pas très longtemps en fait. Un aller retour prend moins d'une demi-heure, c'est certain.

Je saute dans ma voiture et je me rends chez moi et j'entre, la porte n'est pas verrouillée, ce qui n'est pas vraiment étonnant, mais je me dis que comme Liz dormait, j'aurais du la verrouiller. Je récupère les liasses et les rouleaux, silencieusement, pour ne pas réveiller Lizbeth, mais je l'entends parler. À qui elle parle de si bon matin ? Je me rend à la chambre, la porte est ouverte et Liz est devant la Coiffeuse d'Hetty, en sous-vêtements, elle rigole toute seule, visiblement. Je souris, elle parle toute seule. Je n'ai pas comprit ce qu'elle racontait, mais je comprend ce qu'elle lance soudainement.

- Tu sais… la cigogne est passée… TU vas être papa !!!

Quoi ? Je crois que j'ai vacillé ou peut-être tremblé, parce que j'échappe les liasses de billets de 5$. Liz se retourne et nous nous retrouvons face à face. Liz surprise de me voir tandis qu'elle fait cette révélation à son miroir, moi surpris par ces même révélations. Liz est-elle vraiment enceinte ? Je ne réagis pas à sa première question, même si j'ai entendu. Ce que je fais ? Euh... rien pour le moment, je la fixe. Je réagis à peine à la seconde question en hochant la tête. Non, je sais que je n'ai pas tout entendu, mais j'ai probablement entendu l'essentiel ? Je n'ai pas le temps de lui demander si c'est vrai qu'elle se défend, affirme chercher depuis trois jours comment me l'annoncer. Elle a peur ? Peur de quoi ? Toutes ces informations, que je n'arrive pas à totalement saisir, ou en fait, oui, mais j'ai du mal à évaluer l'ampleur de ces informations. Tout va trop vite, ou peut-être que c'est mon cerveau qui lag. J'en sais rien.

- Quoi ? T'es sure ? Y a aucun doute ? Depuis quand ?

Bizarrement, je sais que je réagis calmement, mais ça n'est qu'une apparence. Je suis en pleine effervescence à l'intérieur et je ne sais pas du tout comment ça risque de donner de l'extérieur. J'essaie de me calmer, mais tant que je ne sais pas... Je me contente de fixer Liz, m'impatientant presque devant les secondes infinies qui s'écoulent avant qu'elle ne réponde, bien que je sache que la lenteur de sa réponse n'est que le fruit de mon imagination.

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MessageSujet: Re: How Deep is your love ? Dim 27 Oct 2013 - 0:29


    La peur et la surprise étaient décidément les deux sentiments qui m’habitaient depuis que j’avais fait volte-face. Mon mari se tenait là  tout près. Depuis combien de temps était-il là ? Qu’avait-il entendu ? Je ne pouvais me sentir légère.  Mon mari venait d’apprendre par accident que j’étais enceinte. Je n’avais su comment lui avouer alors comment pouvais-je me sentir en paix ? Je redoutais d’autant plus sa réaction. Étions-nous prêts à franchir ce pas quand il cherchait à régler quelques expériences de son passé ? Je ne savais pas, c’était pour cette raison que je paniquais depuis quelques jours. Mon mari, voudrait-il que je me fasse avorter ? Secrètement, j’aurais bien du mal à vivre cette épreuve avec la tête haute sans que mon cœur soit brisé.  Mon corps et mon cœur acceptaient déjà cette petite chose dans mon ventre.  Je l’appelais déjà mon enfant, mon bébé, mon petit amour, mon univers.  Comment pouvais-je le tuer quand, moi, je le désirais ?  

    Mon visage exprimait mes émotions, mais aussi une pointe de tristesse. Je m’attendais à de mauvaises nouvelles injustifiées.  J’avais été séduite par notre conversation de formée une famille ensemble à Cambridge. J’avais rêvassé sur la famille que nous pourrions former. Alors, croyez-moi, je ne voulais pas que ce rêve si  près disparaisse en un claquement de doigt. Pourtant, je devais aussi respecter ce que mon mari désirait. J’étais prête à faire l’impensable malgré la difficulté à le faire. « Quoi ? T'es sure ? Y a aucun doute ? Depuis quand ? » Je me levai de la chaise pour m’approcher de lui. Je pris ses mains dans mes mains. J’étais à moitié vêtue, mais je m’en foutais. La nudité ne m’apparaissait pas à ce moment. Nous devons discuter d’un sujet plus que sérieux. « J’ai fait deux tests de grossesse. Ils étaient positifs tous les deux. »  Je pris une grande respiration pour me donner du courage. « J’ai pris un rendez-vous … je me préparais pour y aller. Je veux voir la confirmation d’un professionnel. Depuis quelques temps, je me sens bizarre : nausée, sein plus sensible, fatigue, saut d’humeur… » Je regardais Linus dans les yeux. « J’aimerais garder le bébé, mais j’ai peur que tu ne sois pas prêt puisque tu es revenu ici… Je… nous en avions parlé à Cambridge… et puis ça m’ait sorti un peu de l’esprit… et quand c’est revenu… Bah l’envie est toujours là, tu vois… » Je me jette dans ses bras pour enfuir mon nez dans son cou. « Mais si tu n’es pas prêt, je… me ferai avorter. »
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MessageSujet: Re: How Deep is your love ? Lun 2 Déc 2013 - 23:29




Ft. Lizbeth A. Blackwood

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Stupéfait, voilà le terme exacte pour décrire ma situation. Je fixe Liz, figé, durant ce qui me semble une éternité, mais l'éternité suivante, elle est devant moi et me prend les mains. Elle m,informe rapidement qu'elle a fait deux tests et ils sont positifs tous les deux. Enceinte ? Comment elle peut être enceinte ? Non, je sais comment, mais... bon sang... un rendez-vous ? Un professionnel ? Oui, mieux vaut être sur... mon cerveau part en plein délire et tente d'envisager les mois et les années à venir et là, juste là, en ce moment, je suis terrifié par cette perspective. Ce... c'est...

Pourtant, j'entends chacun des mots qu'elle me dit, je me rend même compte que ça explique son comportement bizarre et son caractère difficile des dernières semaines. Oui, je me souviens très bien de la conversation que nous avions eu à Cambridge. C'est moi-même qui l'avait initié cette conversation, à la blague pour commencer, mais à la réaction ambivalente de Liz, j'avais exposé, le plus sérieusement du monde, mon point de vue à ce sujet. Pour lui prouver j'étais allé chercher ses pilules et je les avais balancé dans la poubelle de la chambre en disant qu'elle avait seulement à décider si elle les reprenait ou pas. Une semaine plus tard, j'étais ici à Lakeview.

Elle se serre contre moi en parlant d'avortement. Quoi ? Non, on est pas rendu à prendre une telle décision.. on sait même pas si... je dois savoir... je la prend par les épaules et je l'éloigne un peu, uniquement pour la regarder, mais je ne la lâche pas.

- Oh, ok, attends... on... on est pas rendu là... je veux dire... on va aller voir le docteur, les tests c'est pas si fiable, dis-je bien que je doute pas mal de mon affirmation.

Je suis littéralement dépassé par cette nouvelle. Je... je ne m'y attendais pas. Pas si tôt... pas ici, pas à Lakeview.

- C'est à quelle heure ? dis-je en regardant ma montre. On va aller à ce rendez-vous avant, ok ?

Je sais, je devrais pas, mais je me sens sur le point de paniquer et plus je frôle la panique, plus je deviens d'un calme froid. Ps question que je ma laisse aller à la panique, je reste d'un stoïcisme cartésien. C'est pas mon genre d'agir comme ça avec Lizbeth, mais je suis sous le choc, je réagis ma, sans doute, mais... mais je dois savoir.

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MessageSujet: Re: How Deep is your love ? Ven 20 Déc 2013 - 23:25

    J’étais effrayée devant mon mari. J’avais déjà ressenti ce sentiment qu’une seule fois devant lui lorsque je lui avais demandé une sortie pour mieux le connaître. Là, je ne savais pas comment il réagirait bien qu’on ait déjà discuté de fonder une famille. Nos plans avaient littéralement changé ; il avait pris la fuite vers les États-Unis. J’avais cru que les enfants avaient passé au second plan. Peut-être même c’était relégué au plan dans un futur très lointain. J’avais mes raisons d’être effrayé. Je ne voulais pas lui en parler avant d’être sur et certaine d’être véritablement enceinte et depuis combien de temps. Il m’avait surprise au mauvais moment, mais j’aurais bien fini par le lui dire. J’étais plus que certaine que j’étais enceinte. Je n’avais plus eu mes règles ; j’avais vomi quasiment tous les matins et mes changements d’humeur fréquents étaient des points que je ne pouvais passer outres. Le professionnel était là pour confirmer mes derniers doutes. Peut-être même confirmé que je n’étais tout simplement pas malade.

    Je tenais les mains de mon mari en lui parlant d’avortement. Je redoutais cette porte de sortie puisque l’idée d’avoir un bébé avait fait son chemin dans mon esprit. Je nous avais vus : moi, lui et des enfants. Devoir tuer cet enfant possible que je porte me faisait mal. L’idée m’était inconcevable ; je m’étais déjà attachée à cette destinée. Pourtant si c’était la condition pour garder celui que j’aime, je n’avais pas le choix de passer à l’acte. J’aurai beaucoup de peine. Je vais surement lui en vouloir… nous en vouloir. Je tentais de me consoler en me collant contre lui à la fin de mes paroles. Linus me fit reculer en touchant mes épaules pour que je puisse le regarder. « Oh, ok, attends... on... on est pas rendu là... je veux dire... on va aller voir le docteur, les tests c'est pas si fiable » Je n’étais pas si sure de l’affirmation de mon homme. Il faudrait jouer de malchance pour que deux tests soient de la même réponse soit faussée. Pourtant, je savais que rien n’était impossible. « C'est à quelle heure ? » Je fis mine de réfléchir un instant puisque j’avais perdu un fil du temps un instant : « c’est à 11h30…mais j’ai faim. Je suis affamée… je voulais déjeuner avant… » dis-je en regardant mes pieds nus. «On va aller à ce rendez-vous avant, ok ? » Il voulait m’accompagner. Était-ce réellement une bonne idée après tout ? « Mais… tu ne travailles pas ? Tu ne devrais pas rater pour moi… ça va bien aller. Je t’appellerai pour te dire le verdict… mais si tu le vis mal… on pourrait y aller ensemble c’est vrai. » Je décide de m’asseoir à moitié nu sur le lit à le regarder. J’étais aussi sous le choc depuis déjà plusieurs jours. « Tu désires encore avoir des enfants ? Ce n’est pas le meilleur temps… on aurait dû reprendre nos précautions. Je suis désolée… Je ne voulais pas te causer des problèmes... Je t’aime. » dis-je en jouant nerveusement avec mes doigts. « J’aimerais que tu sois là avec moi finalement. »

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MessageSujet: Re: How Deep is your love ? Dim 22 Déc 2013 - 0:34




Ft. Lizbeth A. Blackwood

How Deep is your love ?



Non, je sais que la réponse du spécialiste ne changera pas la réponse. Je sais, un négatif peut-être positif, mais un positif ne peut pas être négatif, à moins que le test soit vraiment de mauvaise qualité. L'avis du spécialiste est un prétexte pour avoir le temps de réfléchir et réaliser cette nouvelle réalité. Mais je ne sais même pas à quoi je dois réfléchir. J'envisage cette possibilité et aussitôt, tout s'embrouille et se confonds avec d'autres possibilités. Non, attendre l'annonce du docteur, pour avoir la confirmation, c'est ce que je dois faire.

- Oui, vas déjeuner... Où voulais-tu sortir déjeuner ?

Je jette un coup d'oeil à ma montre. Oui, elle a le temps de déjeuner avant. Je n'écoute que distraitement ce qu'elle raconte. Je sais qu'elle parle du Fingertips, je saisit ce qu'elle veut dire, mais 1l est hors de question d'aller au Fingertips tandis qu'elle ira voir le docteur. Je ne répond pas à sa question, ce n'est pas le moment. Je n'y avais pas songé depuis. Enfin, si, mais je ne pensais pas devoir le réaliser si rapidement. Je n'ai pas fait attention à cette possibilité. J'élude sa question à savoir si je veux toujours des enfants. Je n'ai jamais changé d'idée. Et là n'est pas la question. Je veux d'abord savoir si vraiment, elle est enceinte et depuis combien de temps. Je veux aussi savoir si tout va bien et si tout ira bien.

- Le Fingertips peut attendre et Amanda est là. Hetty doit arriver dans peu de temps dis-je d'un ton que j'aurais préféré moins détaché. Je m'approche d'elle et je me penche pour l'embrasser délicatement. Habilles-toi, on va déjeuner, puis on va aller voir le docteur. Ensuite, on verra. Je me redresse et je me dirige vers le couloir. Je vais prévenir le Amanda que je ne reviendrai pas

Et je la laisse s'habiller.

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MessageSujet: Re: How Deep is your love ? Mer 25 Déc 2013 - 14:34

    Étrangement, j’avais faim malgré le stresse qui m’habitait depuis quelques jours. Peut-être que mon estomac ne prenait pas de pause ; il s’activait déjà pour cette petite chose qui avait besoin des nutriments que je consommais pour lui aussi grandir et vivre. Mon mari agissait étrangement, mais peut-être devais-je lui laisser le temps d’accepter pleinement la nouvelle ? Peut-être la comprendre ? Ce n’était pas une nouvelle à prendre à la légère ! Cette dernière pouvait changer notre vie à jamais de façon positive ou négative. Étions-nous rendus là à choisir notre destiné plus que commune ? Nous avons procréé ; le fruit d’une union et l’œuvre de la vie… Nous parlions tout de même de petit déjeuner. J’étais une ogre – à en devenir du moins. « Oui, vas déjeuner... Où voulais-tu sortir déjeuner ? » J’haussai les épaules. Je n’en avais aucune idée, mais je savais ce que je voulais manger. « J’aimerais trouver un restaurant où je pourrai manger du jambon, du bacon, des saucisses, des fèves au lard avec des petites patates. » Je lui fis un petit sourire timide ; j’étais affamée et cette nourriture grasse n’était pas dans mes habitudes. J’avais oublié la notion de prendre soin de moi en mangeant bien. J’avais cette rage alimentaire de manger ses aliments gras. Je n’avais pas fait de commentaire à Linus sur ce que j’avais envie de manger depuis quelques temps, mais je me dévoilais présentement avec ma demande de restaurant.

    Je me mis à parler qu’il devait être disponible pour le Fingertips. Il s’était préparé ce matin pour aller travailler. Si je lui avais dit mon doute hier soir, il aurait surement trouvé quelqu’un pour le remplacer. Je ne pouvais détruire ses plans bien que je voulais qu’il vienne avec moi. J’étais une grande fille ; j’étais capable de supporter d’aller à un rendez-vous seule. Je sais que peu importe la réponse du spécialiste, j’accourrai le voir. « Le Fingertips peut attendre et Amanda est là. Hetty doit arriver dans peu de temps » J’hochai la tête. Je ne vais pas m’obstiner avec lui. Il finissait d’ailleurs par toujours gagner les innombrables bagarres verbales ; j’étais faible face à mon mari. Il se penche vers moi pour m’embrasser.« Habilles-toi, on va déjeuner, puis on va aller voir le docteur. Ensuite, on verra. » Je le regardais intensément comme si je ne voulais pas qu’il parte. Je voulais qu’il reste avec moi dans cette chambre pendant que je m’habille, mais il s’éloignait tout doucement vers la porte. J’avais deux options en tête ; il partait fumer à l’extérieur pour se calmer ou il allait téléphoner pour avertir qu’il ne rentrait pas ou les deux ! « Je vais prévenir le Amanda que je ne reviendrai pas » Je lui fis un faible sourire. « D’accord, mais ne te sens pas obliger de m’accompagner. Les affaires sont importantes aussi. » j’étais la première à le savoir à cause de l’empire que mon père avait fait. Je me levai à mon tour pour continuer à me préparer un peu plus rapidement que lorsqu’il m’avait surpris. J’avais vêtu une robe qui était un passe-partout dans toutes les situations. Je sortis de la chambre pour venir faire un câlin à Linus qui m’attendait dans la cuisine. « Je suis prête… Ça me rend un peu nerveuse, mais j’ai si faim que j’oublis tout ce que j’ai ressenti depuis le début de la semaine. Je suis désolée d’avoir été… une chipie avec mon humeur boudeuse »
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MessageSujet: Re: How Deep is your love ? Jeu 26 Déc 2013 - 17:39




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Du jambon, du bacon, des saucisses, des fèves au lard avec des petites patates ? Le déjeuner typiquement anglais !? Je dévisage Liz quelques secondes, ça ne lui ressemble pas, mais vraiment pas. Elle ne supporte habituellement pas ce qui est riche ou gras et encore moins le matin. Mais j'avais remarqué depuis quelques jours qu'elle pigeait parfois dans mon assiette quand moi je ne me gênais pas pour manger gras et riche, même si habituellement, je suis plutôt raisonnable, je mange ce qu'elle fait préparer. Je crois comprendre pourquoi maintenant... enfin, elle est vraiment enceinte ou c'est le stress... je... je sais plus.

- Oui, bien sûr, je... je sais où il y a le meilleur ici...

Je souris et je me dirige vers la sortie pour appeler Amanda. Liz me répète que je suis pas obligé d'y aller avec elle, que le Fingertips a besoin de moi, que les affaires sont les affaires. Je compose le numéro du Fingertips et je lève les yeux sur Liz. Oh, je n'ai pas besoin de parler lui faire savoir ce que je pense de l'idée de retourner travailler. Ouais, les affaires sont importantes. Elle sait ce que c'est, mais le Fingertips n'est pas de l'envergure internationale de sa compagnie. Juste un regard et elle sait que si elle voulait y aller seule eh ben c'est foutu. Pas la peine de tenter de me garder hors du coup. J'ai dit que j'irais, je vais y aller. Je veux savoir. Je dois savoir.

Amanda répond et je l'informe que je ne reviendrai pas de la matinée.... au moins pour la matinée. Je lui réplique sèchement que c'est pas ses affaires et je raccroche. Je vais à la cuisine et si je devais pas conduire et s'il était au moins midi, j'aurais sans doute vidé un verre de fort, mais je me contente d'un verre d'eau avant de m'appuyer contre le comptoir. J'essaie de faire le point, mais des tas de pensées s'agitent et je n'arrive à me concentrer sur aucune. Une tempête d'idée, qui tournent si rapidement que je n'arrive à me fixer à aucune. Je sursaute presque lorsque Liz vient m'enlacer. J'esquisse un bref sourire, mais j'arrive pas à garder un semblant d'humeur agréable. Je suis tendu, je le sais.

- Chipie ? J'avais pas remarqué, dis-je en l'enserrant brièvement entre mes bras. Puis je la relâche. Allez, allons déjeuner.

Deux heures 30 plus tard, nous étions de retour, avec des tas d'informations. Enfin, sans doute que Liz avait des tas d,informations. Moi, j'avais retenu que quelques informations. Liz est enceinte et elle a 9 semaines faites. Je pense que c'est tout ce que j'ai retenu. Le reste se perd dans le grondement grave de la voix du docteur et celle plus claire de Liz qui elle, pose des questions, les questions du docteur sur Liz, bilan de santé. Je crois que je suis sous le choc. Pourtant, je sais que j'ai sans doute hoché gravement la tête aux commentaires du docteur. Je me suis dit que je devais être plus attentif quand je met quelques secondes à capter que le docteur s'adresse à moi cette fois. J'ai du lui faire répéter. J'ai répondu, mais je pense pas avoir été capable de rester concentrée.

Une fois dans la voiture, je me suis machinalement allumé une clope, j'en ai tiré qu'une bouffée avant de capter ce que je faisait et de la balancer par la fenêtre. Je sais que Liz a tenté d'engager une conversation, sans doute pour savoir ce que j'en pense parce que je sais que je suis totalement déconnecté. Je crois que j'ai même pas répondu. Ou peut-être que si... je ne sais même pas. Elle a visiblement finit par abandonner, ou elle se prépare à revenir à la charge plus tard. Ce dont je ne doute pas. Je la laisse entrer seule dans la maison, parce que j'ai fichtrement envie d'en griller une, ou deux. Ouais, deux, c'est bien. Je reste sur la galerie et comme d'habitude lorsque je fume dehors, je m'assoit sur le garde, adossé à la maison. Je crois que j'y reste plus de 30 minutes. Je sais pas trop. Je regarde dehors, probablement que je dois fixer devant moi, je sais pas trop.

Je finis par rentrer et ce que je vois en premier, c'est Liz, qui est dans le passage. Je ne sais pas si elle est restée devant la porte à attendre que j'entre tout ce temps ou si elle s'est déplacée quand elle m'a entendu rentrer. Elle est magnifique et semble terriblement inquiète. Je serre la mâchoire. Je suis pas le type le plus facile à vivre au monde. Elle le savait avant de m'épouser et je ne lui ai jamais facilité la tâche. Je met toujours beaucoup de temps à lui parler... à dire ce que j'en pense. Elle est enceinte et ça me terrifie. Mais je sais que pour Liz, je ferai face à n'importe quoi. Elle est aussi la seule de qui je veux des enfants. Plus tard aurait été parfait... mais au fond, qu'est-ce que ça fait ? Maintenant, c'est bien, non ? Oui, c'est bien.

Je suis con et surtout long à la détente, mais je saisit soudainement toute l'ampleur de ce qui se passe. Je baisse les yeux sur le ventre de Liz. Rien n'y parait encore, mais le docteur a été formel. Liz est enceinte. Elle va avoir un bébé. Je vais être papa. Je ne sais pas ce que ça doit avoir l'air du point de vue de Liz, mais aussi tendu et les nerfs à vif que j'étais il y a quelques secondes, je sens une bouffée de... je sais pas, de bonheur ? Oui, sans doute quelque chose du genre.

- J'ai jamais changé d'avis, je veux des enfants et avec toi. Tu sais... je sais que toi, ça fait quelques jours que tu imagines ce que ça peut donner d'avoir un enfant tous les eux... je... j'y avais réfléchis, chez nous et.... enfin tu nous vois élever un enfant, c'est gros... vraiment gros. Je marque un silence parce que je trouve pas les mots, mais je souris. Ça va être génial, lançai-je avec enthousiasme.

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MessageSujet: Re: How Deep is your love ? Jeu 26 Déc 2013 - 23:47

    J’étais habillée avec ma robe passe-partout prête à aller déjeuné bien gras et riche avec ma taille de guêpe – qui disparaitra sous peu vu comment je mange – en compagnie de mon mari extrêmement tendu. J’étais constamment affamée depuis quelques temps. Je connaissais la réponse bien que j’attendais la réponse du spécialiste. J’avais l’impression déjà de connaître la réponse. Après tout, j’espérais ne pas l’être pour ne pas compliqué les choses, mais en même temps je le voulais ce petit. Je voulais avoir ma famille avec Linus. J’étais tellement loin de ce que j’avais espéré, il y a déjà quelques mois. Linus avait changé depuis que nous avions discuté d’avoir des enfants. À l’époque, nous étions à Cambridge dans mon magnifique appartement. J’avais même réfléchi à vendre cet appartement où notre amour à commencer à vivre et à s’épanouir. Je ne voulais pas élever un enfant dans une maison en ville de la sorte. Je désirais un petit coin de paradis avec mon tendre époux et mes enfants. Je voulais commencer par un, mais il vivrait tout autant de ce paradis terrestre que j’aurais trouvé dans la campagne anglaise pour mon pur bonheur de l’élever sur un gazon vert et non sur l’asphalte de la ville. D’ailleurs, la maison de Greengrass ne répondait pas à mes critères, mais il y avait déjà beaucoup d’herbe qu’à mon immense immeuble même si j’avais la meilleure vue et demeure. Je m’en fichais ! Mes enfants seront élevés hors de la ville, j’en avais décidé ainsi. J’avais déjà fait d’innombrable plan, même si c’était mal finalement. Linus n’était pas nécessairement prêt. Son silence durant le repas du matin avait pesé lourd sur ma conscience qui se mettait en mode rêve. Je mangeai en silence en tentant de ne pas le regarder dans les yeux ; il m’inquiétait ainsi j’étais effrayée par mon propre mari.

    Effectivement, je connaissais la réponse du spécialiste avant même qu’il me la donne. Les tests ne m’avaient pas menti ; j’étais enceinte. Je prenais les informations en jetant parfois quelques coups d’œil en direction de mon mari qui était plutôt lunatique. Je crois qu’il était littéralement sous le choc. Je lui serrais parfois la main pour l’éveiller lorsque le médecin s’adressait à lui. Pourtant, j’étais persuadée que le félicitation du médecin le grugeait de l’intérieur et qu’il ne cessait d’avoir cette phrase enceinte : félicitation, madame Blackwood, vous êtes enceinte ! Il était toujours dans le passé à se répéter cette phrase. Je prenais les prescriptions que le médecin me donnait même si j’avais l’impression que peut-être je n’aurai jamais ce bébé dans mon ventre. J’étais enceinte depuis plus de deux mois sans que personne ne le remarque. Inquiète, je sortis du bureau du médecin pour le suivre jusqu’à la voiture où je tentai de converser avec lui. Ses réponses froides m’effrayèrent. Je me tournai les yeux plein d’eau vers la fenêtre sans en rajouter. Je n’avais pas envie de me battre avec lui ; j’étais triste parce que décidément ce annonce aurait pu être beaucoup plus heureuse que maintenant. Je maudissais le jour où il avait pris la décision de revenir à Lakeview. J’avais perdu mon mari et ses projets. Il m’avait séduite avec son idée de bébé.

    Arrivée à la maison, je sortis de la voiture sans un câlin et sans un regard. Je filais tout droit vers la maison. Je fermai la porte derrière moi sachant qu’il avait sorti son paquet de cigarette. Je m’assis dans le passage prenant ma tête entre mes mains. C’était terrible avoir le cœur brisé. J’aimais déjà cette petite chose dans mon ventre si petite soit-elle. Elle était le fruit de notre passion, mais je la verrai surement jamais vu comment mon homme réagissait. Je décidai de patienter : 10, 15, 20, 25 et 30 minutes ! Le temps filait sans que mon mari ne rentre. Je jetai un regard rapide à l’endroit où il s’assoyait de façon régulière pour fumer. Il ne s’était pas enfui. J’avais un poids de moins sur les épaules. J’aurais été bien peiné de le savoir disparu de son endroit pour fumer ; il aurait agi comme un traitre ! Linus se leva, je fis de même pour me retrouver debout en plein milieu du passage à l’attendre comme une femme stupide. Il était devant moi avec ce visage inexpressif. J’étais extrêmement inquiète. Cette inquiétude me trahissait bien que je ne voulais pas affoler la maisonnée. « J'ai jamais changé d'avis, je veux des enfants et avec toi. Tu sais... je sais que toi, ça fait quelques jours que tu imagines ce que ça peut donner d'avoir un enfant tous les eux... je... j'y avais réfléchis, chez nous et.... enfin tu nous vois élever un enfant, c'est gros... vraiment gros. » Je savais déjà tout ça. Il a tout même jeté mes pilules à la poubelle ayant pris la décision définitive. Il avait eu beaucoup de plaisir à concevoir cette petite chose dans mon ventre, mais il avait oublié que j’étais fertile et surtout sans ma pilule contraceptive. Je le vis sourire néanmoins. « Ça va être génial » Je ne sais pas trop comment réagir. Je le regarde sans réaction. J’examine mon mari avant de m’approcher tel un animal effrayé vers lui. « Pourquoi tu m’as boudé même dans la voiture ? » dis-je en l’atteignant enfin. Je posai ma main sur lui. Aucun geste de recul. Je me reculai moi-même pour prendre un élan afin de lui sauter dans ses bras. Je ne touchais plus au sol puisque mes jambes étaient enroulées autour de sa taille. Mon nez était collé au sien pendant que j’étais dans ses bras : « je crois que je vais redescendre… j’ai pris un peu de poids. » Je remis pied sur le sol. « tu veux vraiment qu’on aille ce bébé ? Moi, je le veux, mais nous devons être d’accord. En même temps, on ne peut pas tuer ce bébé… nous n’avons pas pris les précautions… Nous aurions dû, mais nous ne l’avons pas fait. Mais pourquoi tu as été aussi désagréable ? J’avais vraiment besoin de toi, tu … tu me répondais comme un enculé, mon chéri ! »
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MessageSujet: Re: How Deep is your love ? Sam 28 Déc 2013 - 2:14




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Je sais qu'avec mon caractère de merde, je ne peux pas nécessairement susciter la réaction que je voudrais en tout temps. Oui, j'aurais préféré qu'elle ait une réaction enthousiaste, mais Liz me connaît trop pour croire mon enthousiasme au premier abord. J'avoue que si j'avais meilleur caractère, ce serait parfois plus facile à gérer tout ça. Ça ne me plait pas particulièrement que Liz se méfie de mes réactions.

- Pourquoi tu m’as boudé même dans la voiture ?
- Je boudais pas... dis-je tandis qu'elle me saute au cou
- Je crois que je vais redescendre… j’ai pris un peu de poids.
- Et alors ?
- Tu veux vraiment qu’on aille ce bébé ?
- Oui...
- Moi, je le veux, mais nous devons être d’accord.
- Je suis d'accord...
- En même temps, on ne peut pas tuer ce bébé…

Ah, bon, cette fois, peu importe ce que je peux dire, je sais que Liz ne m'écoute pas. Elle déballe ce qu'elle a à dire et j'écoute. C'est tout ce que je peux faire pour le moment, pare que même si je parle, elle n'entends pas, ou du moins elle ne réagira que dans quelques minutes, quand elle aura épuisé ce qu'elle veut me dire là tout de suite. Je me contente de la garder dans mes bras et contrairement à mon habitude, je souris. J'hoche la tête, mais je ne dis absolument rien. Je la laisse parler.

- Nous n’avons pas pris les précautions… Nous aurions dû, mais nous ne l’avons pas fait. Mais pourquoi tu as été aussi désagréable ? J’avais vraiment besoin de toi, tu … tu me répondais comme un enculé, mon chéri !

Je roule de yeux, mais je reste zen. Oui, en toute autre circonstance, j'aurais probablement été contrarié de sa réaction. Mais là, en ce moment, je crois que la seule chose qui pourrait me contrarier, ce serait une apparition de clones. Mais les chances que ça se produisent sont minimes. Si ça se produit, je les éjecte proprement de ma maison. Oui, cette maison ci, elle est à moi, du moins en partie. Mais pour le moment, je me fiche pas mal es clones. Je reste même souriant, ce qui dans mon cas frôle le rayonnement.

- Liz,ça fait quoi, trois jours que tu ressasses et acceptes cette idée, toute seule, sans m'en parler. Moi je le sais depuis moins de trois heures, j'avais pas le droit d'y réfléchir 30 minutes tout seul ?

C'est une demande légitime, non ? Et puis elle dit ça comme si j'avais pas été là. Et d'abord, c'est elle qui ne voulait pas que j'y aille au début, non ? Mais je ne relève pas. Je sais qu'avec Liz, mieux vaut que je passe sous silence ses contradictions.

- J'ai dit que ça allait être génial d'avoir ce bébé tous les deux. Qu'est-ce que tu veux que je dise de plus ? Que c'est le deuxième meilleure décision que j'ai eu à prendre de ma vie ? Ouais, c'est tout à fait ça. Avoir ce bébé c'est la deuxième meilleure décision que j'aurai eu à prendre de ma vie. Liz, je le veux ce bébé, dis-je avec conviction et avec une assurance qui me surprend moi-même.

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Dernière édition par Linus O. Chatwood le Dim 29 Déc 2013 - 1:04, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: How Deep is your love ? Dim 29 Déc 2013 - 0:02

    Je n’étais une sainte. Après tout, j’avais quand même eu plusieurs ébats sexuels avec des hommes avant Linus. Je savais que je ne pouvais regretter ce que j’avais fait dans le passé, c’était du passé maintenant. Je devais traverser les nouvelles épreuves avec celui que j’aime. Il avait un caractère difficile à vivre, mais j’avais fait mes choix en lui demandant de m’épouser. Devais-je vraiment être en colère contre cet homme que je venais soi-disant détruire le peu de stabilité ? Non, je devais lui laisser du temps. Mon comportement craintif n’aidait pas ; je devais me montrer aussi forte pour lui. Alors, je regrettais déjà de l’avoir traité d’enculer. Je regrettais souvent ce que je lui lançais sans réfléchir. Maintenant, il prenait la parole, la culpabilité d’était que plus forte. J’étais tout prêt de lui à le regarder en regrettant mon petit «speech» sur mes propres sentiments sans penser à lui. D’ailleurs, pourquoi me plaignais-je de son comportement ? Je connaissais ce qu’il était, alors je devais me calmer. « Liz,ça fait quoi, trois jours que tu ressasses et acceptes cette idée, toute seule, sans m'en parler. Moi je le sais depuis moins de trois heures, j'avais pas le droit d'y réfléchir 30 minutes tout seul ? » Je baissais la tête comme une enfant grondée. Je l’étais intérieurement. J’étais une petite chipie qui ne méritait définitivement pas que Linus réagisse bien malgré tout. Il ne criait pas, il ne boudait pas… il était uniquement lui à son naturel. Peut-être un peu sonné, mais c’était lui après tout. « J'ai dit que ça allait être génial d'avoir ce bébé tous les deux. Qu'est-ce que tu veux que je dise de plus ? Que c'est le deuxième meilleure décision que j'ai eu à prendre de ma vie ? Ouais, c'est tout à fait ça. Avoir ce bébé c'est la deuxième meilleure décision que j'aurai eu à prendre de ma vie. Liz, je le veux ce bébé » Je lui souris tendrement. Il semblait plus certain que moi qui continuais à être terrifié. Je devais le croire sans détour. Je devais le croire puisqu’il me disait. Linus était sincère, il l’avait toujours été avec moi.

    Je lève ma main vers sa bouche frôlant ses délicieuses lèvres délicatement. Il était bien là à être heureux malgré tout. Pourquoi avais-je eu peur de lui ? Il avait besoin lui aussi de s’imaginer sa vie avec un enfant et moi! J’avais été égoïste et méchante. Il m’acceptait pourtant comme je l’étais sans me hurler dessus des bêtes comme j’étais capable de faire. Après tout, cela expliquait très bien pourquoi je l’aimais autant, il m’aimait autant que je l’aime. « Je suis désolée, tu as raison. Je crois que j’ai encore du mal à accepter cette nouvelle. J’ai eu peur que tu ne m’aimes plus et que tu partes loin sans moi… encore. Je sais c’est injustifié. Tu m’aimes…tu m’aimes ? » Je devais lui poser la question comme si le doute s’immisçait à nouveau dans mon esprit toujours autant torturé. Je devais me faire beaucoup plus confiance. Il m’aimait, c’était indéniable. Il ne s’était jamais dérobé sous mes caresses. Je le savais pertinemment qu’il détestait se faire toucher par des inconnus. « Oui, ça va être génial. » Je tire violemment sur son t-shirt l’obligeant à se pencher vers moi. Je l’embrassais tendrement avant que cette passion brûlante enflamme mon baiser. Je libérai mon emprise lâchant le vêtement que j’avais empoigné. « J’aimerais que nous gardions le secret encore un peu. J’aimerais être bien sûr que le bébé est accroché. Il reste 3 semaines avant que nous puissions être plus que certain… » Je me blottis contre lui déposant ma tête contre son épaule. « Je veux aussi que tu t’en fasses pas trop sur ce que j’ai dit. Tu n’es pas enculé, tu es frustrant, mais pas un enculé. Tu peux être parfois tellement frustrant, mais tu restes mon mari, mon grand amour… alors je ne peux pas aimer un enculé ! Je tiens à m’excuser pour ça.. c’était franchement irrespectueux. » Je le regardais avec mes grands yeux de chien battu. « Tu me pardonnes ? » Je descends mes mains dans son dos touchant ses fesses. Je me donnais le droit de le toucher parce que je me sentais beaucoup mieux. Peut-être que c'était bien qu'il m'ait entendu parler à ce miroir.
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MessageSujet: Re: How Deep is your love ? Dim 29 Déc 2013 - 3:09




Ft. Lizbeth A. Blackwood

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Tout de suite je sais que Liz regrette ses paroles. C'était pas le but... je veux pas qu'elle ait des regrets. Je mérite amplement qu'elle se méfie ou qu'elle ne croit pas du premier coup ce que je dis. Je sais qu'avec moi, c'est deux poids deux mesures et que je peux changer tout ça du jour au lendemain. Je peux même ficher le camp sans rien dire à personne. Non, je ne suis pas facile à vivre et j'en ai pleinement conscience. Je ne m'en cache pas non plus et non, j'ai pas de regrets et encore moins de remords. Je suis peut-être maso, mais voir Liz qui se défend et qui m'insulte, ça m'excite, surtout dans ce cas précis. J'aime la voir combative et elle a pas tort. Pas que je ne puisse plus l'aimer, mais que je suis parti une fois et que je pourrais le refaire. Si je l'aime ?

- Je suis absolument et irrémédiablement fou de toi, dis-je sans en douter une seule fraction de seconde.

Elle répète que ça va être géniale et tire sur mon t-shirt pour que je me penche sur elle et elle m'embrasse, délicatement, puis soudainement avec plus de fougue. Oh oui, je l'aime, Sinon, je ne l'aurais pas épousé. Je suis peut-être vieux jeu, mais je ne l'ai pas mariée à la légère. Je crois au mariage, mais pas au divorce. C'est trop facile.

- J’aimerais que nous gardions le secret encore un peu. J’aimerais être bien sûr que le bébé est accroché. Il reste 3 semaines avant que nous puissions être plus que certain…
- Oh, mais quelle rabat-joie, tu sais bien que mon seul plaisir est d'aller raconter ma vie à tout le monde, dis-je, ironique. J'avais quand même réussit à garder notre relation secrète durant des mois au début. Tout ce que tu veux. Je la serre dans mes bras, mais pas trop, vu son état et je pose mon menton sur sa tête.
- Je veux aussi que tu t’en fasses pas trop sur ce que j’ai dit. Tu n’es pas enculé, tu es frustrant, mais pas un enculé. Tu peux être parfois tellement frustrant, mais tu restes mon mari, mon grand amour… alors je ne peux pas aimer un enculé ! Je tiens à m’excuser pour ça... c’était franchement irrespectueux.
- Ouais, t'as raison, je méritais pas ça, dis-je, sans intonation particulière. Mais bon, je suis ouvertement un connard. C'est ce qui fait mon charme tout particulier. Je blague, évidemment.
- Tu me pardonnes ?

Elle a levé la tête et me fixe avec ses grands yeux. Parce que je suis tout de même un salopard, j'esquisse une moue dubitative et j'hoche la tête, l'air de me demander si je vais vraiment lui pardonner.

- J'ai pas trop le choix, je t'ai épousé pour le meilleur et pour le pire. alors oui, je te pardonne. Puisqu'elle a commencé à me tripoter, je vais pas en rester à. Me faire traiter d'enculé, c'est pour le pire. Mais le meilleur vaut bien plus que le pire, dis-je en tirant sur sa robe pour la remonter sur sa cuisse et glisser une de mes mains en dessous. Je te promet qu'on va s'éclater avec ce bébé, dis-je en lui enlaçant la taille avec mon autre bras.

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MessageSujet: Re: How Deep is your love ? Lun 30 Déc 2013 - 0:35

    J’étais amoureuse de cet homme instable. J’étais peut-être un peu masochiste ou complètement débile. Je n’avais décidément pas choisi l’homme le plus facile à vivre et le plus simple à comprendre. J’aurais pu choisir un tas d’autres hommes, mais aucun n’aurait arrivé à la cheville de mon mari. Malgré les innombrables défauts, il me rendait heureuse. C’était une chose bien difficile d’être quasiment tous les jours aussi amoureuses et complètement heureuses avec celui qu’on aime. Je n’avais jamais eu l’impression que notre vie amoureuse s’amenuisait. Elle fleurissait autant qu’avant ; je dirais que notre désir l’un pour l’autre était toujours aussi puissant depuis la toute première fois. Maintenant, nous relâchions nos tensions sans détour et surtout sans attente. J’aurais pu choisir un Orchard qui me serait beaucoup plus facile pour ma vie professionnelle et mes nerfs, mais… serais-je aussi heureuse qu’avec Linus ? Non, j’en suis plus que persuadée. Alors pourquoi me posée autant de question sur ma vie amoureuse ? Linus était l’homme parfait pour moi ; il savait m’aimer comme j’étais. Je devais faire tout autant avec lui. J’étais bien déterminée à être auprès de lui malgré son mauvais caractère. Je devais pourtant m’affirmer en lui disant ce qui ne me plaisait pas. C’était la moindre des choses lorsqu’on aimait.

    J’étais dans ses bras à discuter debout contre lui. Je m’excusais. Je m’en voulais terriblement par la façon que je l’avais traité. Linus était extrêmement frustrant et parfois blessant dans son attitude froide. Il fallait s’y habituer, mais je le savais en état de choc. Il ne s’attendait décidément pas à ce que je sois aussi rapidement enceinte. Le moment était peut-être mal choisi, mais nous avions manqué de jugement en omettant une protection quelconque. Le retour des condoms auraient peut-être été bien mieux puisqu’il fallait me remettre à la pilule de façon régulière ainsi attendre son effet. Mes mains glissent doucement vers ses fesses que j’aimais bien toucher secrètement sans que nous soyons observés. C’était là que notre amour paraissait ; en public, nous semblons parfois si distants bien que je tentais d’obtenir l’attention de ce dernier. J’avais réussi à lui prendre la main sans qu’il évite ce contact. Pourtant, en privée, les caresses et les baisers ne cessaient jamais. « J'ai pas trop le choix, je t'ai épousé pour le meilleur et pour le pire. alors oui, je te pardonne » Je le fixe avec mes grands yeux d’épagneul qui le suppliaient de me pardonner. J’étais une connasse parfois ! « Me faire traiter d'enculé, c'est pour le pire. Mais le meilleur vaut bien plus que le pire » Il tire sur ma robe qui remonte sur mes cuisses, je regarde sa main du coin de l’œil monter le long de ma cuisse. Je lui jette un coup d’œil en arquant un sourcil lâchant ses fesses. « Je te promet qu'on va s'éclater avec ce bébé » Je lui souris tout doucement en me laissant faire. Je le regardais affectueusement. « On n’a pas beaucoup connu du pire… je ne crois pas qu’on est un couple difficile… juste étrange parfois. Je t’ai choisi toi, parce que nous ne sommes pas parfait, mais pas faux !  On s’aime pour de vrai… j’aime bien le meilleur d’ailleurs… tu excelles dans le meilleur » Je glousse en lui donnant quelques baisers dans son cou à ma merci. Je décide de me défaire de son emprise pour tirer mon mari par la ceinture de son pantalon jusqu’au sofa où je le pousse doucement pour venir m’asseoir sur ses genoux. « J’en avais marre d’être debout. On s’éclate toujours, tu le sais depuis avant notre mariage. C’était quand même inusité : un saut en parachute comme premier rendez-vous. C’est l’adrénaline comme maintenant. Nous avons un certain regain… d’énergie, mais je suis effrayée par ça. J’ai peur, j’ai si peur d’être grosse – et que tu ne m’aimes plus – et que je sois une mauvais mère puis tu me rejettes. J’en ai marre d’avoir toujours peur. Je crée des peurs qui n’existent même pas… j’aimerais être aussi confiante que toi. » Je souris tout doucement en caressant son visage. « et être aussi sexy que toi en tout temps » Je frôle ses lèvres avec les miennes. Je sautais du coq à l’âne entre mon envie d’être contre lui à explorer son corps et de lui dévoiler mes peurs viscérales. Je voulais ce bébé, mais j’étais terrifiée.
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MessageSujet: Re: How Deep is your love ? Dim 12 Jan 2014 - 21:37




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On avait connu du pire depuis quelques mois et un peu au début. Je n'avais ps toujours été tendre et adorable avec Liz, surtout au début. Entre les deux, il y avait eu des hauts et des un peu moins haut, mais je n'ai jamais estimé que nous avions traverser de véritables crises. Quelques engueulades vigoureuses au sujet des clones, principalement, mais nous avions une vision similaire d'un avenir. Quelques mois plutôt, j'avais abordé avec Lizbeth la possibilité de foncer une famille, avoir des enfants. Elle n'avait pas semblé aussi enthousiaste que je ne l'avais cru, mais je comprends maintenant que comme moi quelques heures plus tôt, elle avait du envisager cette possibilité. Je lui avais laissé tout le temps pour y réfléchir, mais j'avais aussi réalisé que fonder une famille avec mon bagage passé c'était pas très sain. J'avais quitté Cambridge pour Lakeview, question de mettre un peu d'ordre dnas ma tête, mais jusqu'à maintenant, je n'avais pas réussit grand chose. Sauf peut-être d'être certain que javais besoin de Liz, viscéralement besoin d'elle.

- On a du pire lorsque je fais l'imbécile, dis-je sachant très bien que c'est tout à fait vrai.

Elle m'attire au salon et je ne lui offre aucune résistance. Pourquoi je le ferais ? Je ne suis attendu nul part ailleurs et je n'ai envie d'être nul part ailleurs. Quoique ce n'est pas tout à fait vrai. Je pourrait être n'importe où, tant que Liz est là. Elle prétend en avoir marre d'être debout et lorsqu'elle s'assoit sur moi, j'en profite pour enrouler mes bras autour d'elle et de la garder contre moi.

- Impossible, que je répond lorsqu'elle insinue que je pourrais la quitter et de ça, j'en suis sûr.  

Pourtant, lorsqu'elle parle de mon assurance, celle-ci se met à fondre comme neige au soleil. Ok, je suis probablement sexy en tout temps, mais côté confiance, ce n'est qu'apparence. Enfin, pas tout le temps, mais sur certains point, ça l'est. J'ai souvent jouer ma réputation, ou quoique ce soit d'autre, sur mon apparente assurance et confiance en moi. J'ai parfois perdu, mais la plupart du temps, j'ai gagné. J'ai apprit très jeune que d'avoir l'air sur encourage les autres et ne permet aucun doute. Ça m'a toujours été utile.

- Tu es merveilleuse Liz, tu ne pourras pas faire autrement que d'être une excellente mère.

Je fonde un peu moins d'espoir du mon cas. Je suis rarement raisonnable, je m'emporte facilement et j'ai un caractère de merde... non, je ne serai probablement pas un excellent père, mais j'essaierai d'en être un assez bien. Comme les miens je suppose. Par contre, lorsque je prend une décision, je recule rarement. Et pourtant, il y a bien quelque chose que j'évite depuis des mois même si je suis venu ici pour cette raison. Il me manque un peu de courage pour me lancer, mais je viens de décider que c'était le moment ou jamais. Ma vie risque de changer à jamais dnas quelques mois, notre vie risque de changer. Je dois régler mes comptes et c'est maintenant que ça doit se passer.

- Liz... je... je dois te montrer quelque chose.... viens avec moi, dis-je en la repoussant juste un peu, pour qu'elle se lève.

Je me lève à mon tour et d'une main agrippé à la sienne, j’attrape de l'autre main mes clés que je balance toujours dans le plat de bois sur la petite table à l'entrée. Sans même regarder, je touche la bonne clé, une petite clé qui a toujours été inutile à Cambridge, mais que je conserve depuis plus de 10 ans sur mon porte clés. Elle a son anneau réservé, une clé orpheline pour une chambre orpheline. Je me dirige vers la chambre et je déverrouille sans hésiter, sans attendre, par crainte de me dégonfler. J'ai pourtant une hésitation avant de pousser la porte. Je jette un coup d'oeil derrière moi et croise le regard de Liz.

- Je sais pas du tout de quoi ça l'air en dedans... j'y ai pas mis les pieds depuis... plus de neuf ans je crois... ce sera peut-être décevant... Je pousse la porte et j'y entre le premier et je me fige sur place.


© Leeyarom


Linus Owen Chatwood

How can I be lost
If I've got nowhere to go?
Search for seas of gold
How come it's got so cold?
How can I be lost?
In remembrance I relive
And how can I blame you
When it's me I can't forgive?


The Unforgiven III - Metallica
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Lizbeth

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Je te regarde
et je connais tous tes secrets ! -W
☇ ÂGE RÉEL : 24
☇ DATE D'ANNIVERSAIRE : 19/02/1994
☇ A EMMÉNAGÉ LE : 12/05/2013
☇ MENSONGES : 2854
☇ JEU A LA : mixte
☇ AVATAR : Eva Green




MessageSujet: Re: How Deep is your love ? Ven 18 Avr 2014 - 20:47

Je me tiens confortablement contre mon mari en réfléchissant à notre vie avec un enfant. Nous étions plus près d'en fonder une que le contraire. Enfin, je ne devais plus douter même si les réactions de Linus étaient parfois déconcertantes. Il avait accepté le fait que je sois bien enceinte. L'important était que nous soyons bien heureux tous les deux. Je sais qu'on ne sera pas toujours sur la même longueur d'onde, mais certaines décisions se faisaient en couple comme fonder une famille. J'étais heureuse d'être avec lui dans ses bras bien que ce dernier était en train de détruire ce mouvement manifestement magique où je l'attaquais avec mes assauts amoureux.
« Pourquoi? Maintenant ? » Dis-je en me levant avec une moue. Je le laissais me trainer en arrière ne sachant où il voulait aller. Je devais tout simplement le suivre ; il était rare qu'il veuille me montrer des choses.
« Je sais pas du tout de quoi ça l'air en dedans... j'y ai pas mis les pieds depuis... plus de neuf ans je crois... ce sera peut-être décevant... » J'étais derrière lui devant la porte de chambre de la chambre interdite. J'étais abasourdie de devoir le suivre jusque-là. Je pensais que jamais je ne connaîtrais la décoration derrière cette porte
« Tu es vraiment sur que tu veux faire ça... ne soit pas obligé de te donner une claque pour ... je sais pas quoi. Tu veux vraiment passer cette porte ? »
« Je devrai le faire un jour ou l'autre et c'est maintenant » J’observais mon mari en fronçant les sourcils, je ne voyais que sa nuque sans apercevoir son visage, mais je n’avais pas l’impression qu’il était bien heureux de pousser cette porte.
« Alors qu’est-ce que tu attends ? » Nous sommes devant la porte qu’il décide de pousser. Ma respiration s’est arrêté un instant en le voyant pousser la porte. J’étais là avec lui à partager ce moment réellement stressant Je ne pouvais le laisser tomber après. Nous étions dans la chambre. Il était devant moi à regarder la chambre. Moi, je regardais Linus.
« Tout est exactement à sa place... » Je dépose ma main sur l’épaule de mon mari. Je tentais d’être présente du mieux que je le pouvais pour lui. Jamais, je n’aurais la force de l’abandonner surtout avec ce que nous allions vivre. Nous étions le duo choc. J’avais beaucoup d’espoir en lui. Il en avait probablement aussi pour moi.
« … ils n’ont peut-être pas eux la force de déplacer quoique ce soit ou vendre les biens de ton jumeau, mon chéri. Je crois qu’ils attendaient aussi après toi. » Il se déplace dans la pièce. Je laisse tomber ma main mollement le long de mon corps. Je reste là à l’observer se promener comme autrefois dans la chambre de son frère jumeau. Il semblait empreint d’une émotion que je ne lui avais jamais. Peut-être n’avais-je jamais vu Linus confronter à un décès d’un proche ? J’étais une observatrice de sa douleur malheureusement.
« C'est pas ils. C'est Hetty »
« … oh d’accord. Désolée. » Je reste dans l’entrée de la chambre. J’étais gênée de mettre le pied dans ce lieu sacré. Pouvais-je mettre le pied dans son passé librement ? Je ne croyais pas avoir le droit à ce statut ; je n’étais pas la bienvenue la plupart du temps dans ses moments. Je savais que si le jumeau ne se serait pas fait du mal, je n’aurais probablement jamais fait la rencontre de Linus. Il serait resté ici. « Je vais… vais te laisser de l’intimité avec… ça. » dis-je tournant les talons voulant le laisser se recueillir dans ce passé dont je ne voulais pas m’inviter. Il m’attrape aussitôt par le poignet m’empêchant de sortir. Il m’entraîna encore plus profondément de la chambre. « Je ne sais pas quoi faire, Linus. Je ne sais pas si j’ai le droit de pénétrer dans ce monde. Dans ce monde que Heather a tenté de m’expliquer. Je vois votre chagrin chaque jour… je voudrais tellement ne pas te voir … triste. Je ne sais pas quoi faire ici… » Je suis présentement dans la chambre à suivre les mouvements qu’il décidait que je fasse.
«La seule chose qui est différente » Il me force à m’asseoir, j’obéis docilement. «c'est que les murs étaient couverts de dessins. Errol passait des nuits à dessiner, pendant que les gens normaux dormaient » Je le suis des yeux le laissant parler. Il n’était pas toujours aussi loquace. «Je sais pas si Hetty a gardé les dessins... la dernière fois que je suis rentré ici, j'ai tout arraché et j'ai retourné tous les meubles... » C’était comme le trou qu’on avait camouflé avec un tableau en m’accusant que j’étais une fille riche qui n’aimait pas la décoration des Chatwood. Je ne voulais pas qu’il soit effrayé par la seule et infime violence que Linus avait eu envers moi, mais qui s’était retourné contre le mur. Il s’assit à mes côtés. Je déposai instinctivement une main sur lui. Dès qu’il s’approchait trop près de moi, j’avais le devoir de le toucher. C’était un réflexe si fort. «J'ai été triste, Liz, très triste. Mais j'ai surtout été furieux. Et je le suis encore» Je me couche contre lui dans le lit d’Errol. Je lui donnai un baiser dans le cou ne sachant quoi faire d’autres que de le toucher et l’embrasser. J’avais l’impression que parfois je n’étais capable que de l’apaiser de cette façon.
« Pourquoi tu es autant furieux ? » dis-je un peu naïvement. Il m’arrivait de ne pas réfléchir. Peut-être voulais-je entendre de sa propre bouche toute l’histoire ? « Je ne t’ai jamais vu pleurer ni la mort d’Errol ni quoique ce soit. Par contre, ta colère… ça je l’ai vu. J’ai vu que lorsque tu ne sais plus à quel saint te vouer, tu éclates. Tu éclates lorsque ça va mal. Tu perds le nord, j’ai l’impression que tu es furieux encore contre la terre entière à cause du décès de ton frère. En fait, tu es furieux sans raison… » Je lève les yeux vers lui. « Tu as manqué à Nigel et à Hetty, comme Errol leur manque. Heather m’a dit qu’elle aurait aimé avoir un lien privilégié avec toi… elle aurait aimé être ton étoile… elle aurait voulu être la personne et non moi qui te donne cet étincelle dans les yeux. » J’enfouis mon nez contre lui. « Qu’est-ce que tu attends, Linus, pour arrêter d’être toujours en colère ? » J’ai les yeux rivés sur lui.
« J'ai une raison d'être furieux. Il n'est pas seulement décédé... il s'est suicidé. Il a foutu le camp » Je crois que je regrette d’avoir été obéissante. Je regrette d’être couché sur lui. Je le sentais furieux, je me sentais encore plus que je l’étais. « et sans moi.» Mes yeux se remplirent de larme. Alors, Linus aurait voulu partir avec lui. Un pacte de suicide ? Je ne l’aurais jamais connu. Je ne serais pas avec lui heureuse – malgré nos disputes – et je n’attendrais pas un enfant de lui. Il serait un inconnu pour moi. Cette pensée me blesse profondément, car je me consumais d’amour pour cet homme plus que merveilleux à mes yeux. L’idée qu’il aurait voulu le suivre au cimetière dans une tombe me fait chier. Je n’ai aucun mot pour décrire ce que je ressens à l’instant. Je me lève. « C’est stupide ce que tu dis ! » J’étais moi-même en colère devant ses paroles. « Pourquoi tu aurais dû être avec lui ? POURQUOI? » J’avais élevé la voix sans réfléchir. J’avais envie de lui lancer toutes les objets qui me tombaient sous la main, mais je me laisse tomber contre le mur me laissant glisser. « Ça me fait de la peine que tu dises ce genre de connerie… parce que tu regrettes peut-être notre couple, parce que si tu étais avec lui, tu serais un inconnu. Un inconnu de plus décédé jeune… je n’attendrais pas un enfant de toi… »
Je mets ma tête entre mes genoux. J’étais tellement en colère qu’il m’ait dit ça. J’étais triste. Je pensais que nous étions heureux ensemble. «Toi et moi, c'est la seule chose qui me soit arrivé de bien, depuis dix ans » Je ne relevais pas la tête. Je tentais de contenir les larmes qui montaient. «J'ai jamais voulu mourir, Liz. Je voulais juste mon frère. La seule chose que je regrette, c'est de ne pas l'avoir vu. J'aurais du le voir, j'aurais du le savoir. C'était mon frère. » Je ne prends même pas la peine de le regarder. Je ne veux pas le voir parce que j’avais l’impression que je lui mettrais une claque. J’étais toujours aussi frustrée contre lui pour sa phrase. Quelques mots pouvaient me mettre dans cet état, mais ce n’était pas rien après tout. Il aurait préféré être avec son frère dans une tombe. « Tu ne pouvais le savoir, ça arrive sur un coup de tête. Tu y penses pas ça arrive. Alors t’entendre dire que tu aurais voulu le suivre… Ça m’est impardonnable ! Tu as beau me dire que c’était ton frère, mais tu ne peux pas dire que tu regrettes tout ce que tu as accompli depuis dix ans… Ça serait un mensonge. Un tissus de mensonge, parce que sinon… sinon… tu regrettes notre mariage. Tu regrettes tout. Je veux plus t’entendre dire ça. »«Je n'ai pas dit que je regrettais les dix dernières années... »Je reste dans ma position peu confortable, mais j’arrivais néanmoins me détendre. « Arrête de regretter, tu ne peux que vivre de l’avant ! » «Liz ! Je regrette des tas de choses, mais pas toi» J’étais toujours sur le sol dans un coin de la chambre à lui en voir de dire des choses aussi stupides. Je n’arrivais pas à me calmer parce que je redoutais qu’un jour il meurt. Je l’aimais tellement que l’idée de ne plus pouvoir le serrer dans mes bras et de sentir sa présence auprès de moi me terrifiais. C’était un cauchemar pour moi. «Je sais que je peux pas revenir en arrière, mais je regrette d'avoir été aveugle, peut-être que j'aurais pu le garder en vie. Je ne regrette pas notre mariage, pas plus que toi et notre bébé, mais j'aurais aimé partager tout ça avec lui. Il aurait probablement piqué un échographe à l'hôpital, juste pour pouvoir suivre sa croissance... on avait presque réussit pour Nigel... j'avais encore plein de choses à essayer avec lui. » Je lève la tête en fronçant les sourcils. «Peut-être, mais tu oublies que tu ne m’aurais probablement jamais connu. Tu n’aurais pas pris la fuite vers mon pays… » C’était égoïste, je le reconnaissais. « Je vais de l'avant... mais je peux pas ne pas regretter qu'il ne soit pas là. J'arrive pas non plus à ne pas lui en vouloir d'avoir fait tout ça sans m'en parler. Je suppose qu'il savait que je ne l'aurais pas laissé faire. » Je secoue la tête. « Tu crois vraiment que les gens se parlent de ce genre de choses. C’est souvent réfléchi leur geste lorsqu’ils sont certains qu’il n’y a plus rien que de mourir : la seule solution. Ils savent très bien que s’ils en parlent, ils ne pourront jamais poursuivre leur sombre dessein. Tu vis dans ton passé, Linus. » Je déplie les jambes les laissant droites devant moi. Je devais me calmer. Il était toujours là. Il était énervant, mais il était là. «Tu peux pas balancer mon passé et notre avenir, Liz. Mon passé a et aura toujours plus de poids dans la balance. Mais ça veut pas dire que notre avenir est moins important ni qu'il est moins intéressant. C'est pas parce que c'est plus lourd que ça vaut plus. » Je prends une grande inspiration en fermant mes yeux. J’ouvre mes yeux et le fixe. « C’est faux. Ton passé fait partie de toi, mais ton avenir est beaucoup plus important. Tu vis dans ton passé douloureux au lieu de profiter d’un avenir beaucoup plus heureux et prometteur. Je sais que tu auras toujours une pensée pour ton frère, c’est normal. Par contre, je n’accepte pas que tu dises que tu aurais dû le suivre… » Je soupire. « Mon plus grand cauchemar, c’est de te perdre. Je t’aime tellement. L’idée de ne jamais t’avoir connu me laisse… sans mot. Je ne sais pas ce que je serais devenue si la vie ne t’avait pas amené vers moi. Linus, je ne veux plus que tu dises cette chose horrible. » J’étais vraiment triste. Ma lèvre inférieure tremblait. Je retenais de toutes mes forces les larmes.
« J'ai pas dit que c'était plus important, j'ai dit que c'était plus lourd... » Il se lève en regardant le plancher. Je le regardais. « Partout où je regarde, ça me rappelle Errol. » Il prit place sur le sol. Je m’approchai à quatre pattes sur le sol. Je devais me calmer. Nous étions dans la chambre d’Errol parce qu’il affrontait enfin son passé. « Je sais. » Je passe ma main dans ses cheveux avant de lui caresser son visage. « Ça te rappellera toujours ton frère, mais je ne sais pas quoi faire pour t’aider… » Il me regarde un instant comme si j’étais une illumination. « Je pense pas que tu puisses y faire quoi que ce soit d'autre que d'être là. » Il me prend dans ses bras. J’étais assise entre ses jambes ayant le nez de mon Linus dans mes cheveux. Il était tellement affectueux après cette journée en montagne russe. « Je fais ce que je peux pour être toujours présente, mais… je me sens tellement inutile ici, Lili. Au moins, ça me réconforte de savoir que je t’aide en étant là. » Je le regarde du coin de l’œil. « Tu ne voulais pas de moi … tu te souviens ? Ici ou encore à Cambridge un temps… en fait, Cambridge… c’est des ouïs dires que je me suis faite… » Il me serre dans ses bras protecteurs en me donnant quelques baisers. J’aimais lorsqu’il était aussi tendre avec moi. J’aimais lorsqu’il prenait soin de moi. « Non, c'était pas des idées. Je voulais pas de toi. » Mon cœur se serre un instant, mais il me serra contre lui. Mon dieu, il me faisait vivre une gamme d’émotion. «J'ai pas terminé, laisse-moi t'expliquer...» Je ne bouge pas dans ses bras. J’avais arrêté de respirer. Tu sais, cet été, quand Emily a parlé de drogues... j'ai été évasif sur ce qui s'est passé... ça été bien pire que ce que j'ai pu laisse croire... » Cette affreuse bonne femme. Je ne l’aimais pas, mais elle avait touché un point sensible que Linus m’avait caché apparemment. « Qu’est-ce que tu veux dire ? Je ne comprends pas pourquoi tu me donnais autant de signaux négatifs quand on se fréquentait. J’ai failli abandonner… Si je l’aurais fait, nous n’en serions pas ici… Expliques-moi tout. Je suis prête, même si c’est dur… je suis prête. »
Nous étions sur le sol immobile. La scène semblait figée dans le temps. Je ne voyais pas le visage de mon mari. Je ne voyais pas les émotions qui défilaient sur son visage très peu expressif, mais je savais que je pouvais en déchiffrer quelque unes. « Ce que je veux dire, c'est que je voulais pas que tu t'approche, parce que j'étais pas encore assez remis pour penser à plus tard, tu vois ? » Je baisse les yeux vers le sol attendant la suite. « Je prenais pas juste de la drogue, j'étais carrément toxicomane. Et c'était pas du soft en temps normal et de la dure de temps en temps. J'étais vraiment camé... »
«Est-ce que c’est pour ça que tu n’as pas été fâché contre moi quand je t’ai demandé si tu passais les tests avant que nous laissons tomber… tu sais … les préservatifs ? » Je lui demandais comme si j’étais encore gêné de ce que j’avais fait. La demande n’avait pas été facile. J’avais eu peur qu’il se soit fâché contre moi, mais j’avais voulu qu’il prenne ses précautions même si j’ignorais qu’il avait été un toxicomane. C’était peut-être la raison pour laquelle il avait été si facile à convaincre. Peut-être avait-il eu quelques problèmes dans le passé, mais je me souvenais de l’allure qu’il avait autrefois. Je me retournai vers lui le regardant avec de grands yeux mon mari. «Tu as fait… tu as fait une overdose ?»
« Oui, j'ai fait une overdose. À Atlanta. » Je lâchai un petit hoquet de terreur en mettant ma main devant ma bouche. « Qu’est-ce qui s’est passé ? » Je me jette à son cou encore une fois en le serrant tellement fort qu’il était certain que je l’étouffais. « Mon linus, racontes-moi. »
« Eh oh, tout doux, j'arriverai pas à parler si je meurs étouffé » Je desserrai mon étreinte. Je l’aimais cet homme. Je l’aimais tellement. « Je suppose que la plupart des overdose se passe de la même manière. J'ai pris une trop forte dose après un sevrage drastique. » Je le regardais avec de grands yeux effrayés. « C'est pas d'hier que je pense m'en sortir tout seul... ça été un échec cette fois là... j'allais payer mon dealer, je l'ai payé, il m'a dit que je pouvais pas laisser passer la nouvelle cam, que c'était de la bombe et que fallait que j'y goûte avant d'arrêter pour de bon. Je devais être dans un high, parce que je l'ai cru. C'était effectivement de la bombe, ça fallit me tuer. » Je couine en guise de répondre. Je mets mon nez dans son cou. Je l’enlace. « Est-ce que ta famille a su que tu avais fait un overdose ? Heather ? Nigel? »
« Papa, maman et tante Nancy étaient là quand je me suis réveillé... Hetty les avait appelé... selon papa, j'a appelé Hetty... mais je me souviens pas et j'ai jamais eu de preuves, j'ai jamais revu mon téléphone... je pense qu'ils l'ont jamais dit à Nigel, parce qu'il a eu l'air surpris lorsque je lui ai dit le soir de mon arrivée... et je pense que ça pas amélioré l'estime qu,il a de moi »
« C’est un film d’horreur que tu me racontes-là. C’est pour ça… que tu étais dans un sale état quand tu as débarqué à Cambridge… quand je t’ai enseigné. » Je reste dans ma position étrange. « Oui, je suppose... j'avais passé presque deux ans totalement intoxiqué et ça faisait à peine quelques mois que j'avais arrêté les substitus. J'étais à Cambridge depuis une semaine je crois. J'avais fait toutes mes inscriptions de Montéal... je suis même pas sur que j'étais tout à fait sevré... tout ce que je faisais c'était étudier... » J’étais songeuse. Je pris quelques secondes pour mettre de l’ordre dans mes pensées. J’avais des questions, mais je devais choisir les bonnes. Une partie de mes questions étaient répondues. Les autres membres de la famille avaient gardé le silence sur ce qu’il lui était arrivé après la mort d’Errol. J’avais compris qu’il avait dérapé sans avoir d’avantage. « Ça explique pourquoi tu étudiais dans un bar. » « Ouais, y a ça. » Je me recule lui faisant un petit sourire timide. « Mais est-ce que tu as rechuté à Cambridge ? » Il répond que non de la tête. Je suis soulagée. Je dépose un baiser au creux de son cou.
«Alors… tu n’étais pas prêt à être avec une demoiselle ?»
« J'étais prêt à rien. »
« Si je me souviens bien, tu m’as dit que tu ne voulais pas être vu comme celui qui couche avec l’héritière Blackwood. »
« C'était un bon prétexte. Facile et plausible. »
« En fait, je ne t’ai jamais vu comme celui qui voulait ma fortune, mais je dois t’avouer que parfois tes paroles m’ont blessé. J’aurais aimé que parfois ça soit plus facile, mais je comprends un peu mieux … la distance. »
« C'était ce que je voulais. Te blesser jusqu'à ce que t'en ais marre et que abandonne. Mais t'es tenace... terriblement tenace. Et moi j'étais faible, j'ai craqué. »
Je lui fis un petit sourire en coin. « Si je ne l’avais pas été, nous en serions pas là. Tu as bien fait d’être faible. » Je le serre contre moi. « Mais ça n’a pas été difficile de toujours être méchant. Tu avais l’air de me vouloir et à la fois de vouloir te débarrasser de moi… »
Non, être méchant c'est facile, Liz. C'est si facile. J'ai fait souffrir des tas de gens et je m'en fichais. Et dans l'ensemble, je m'en fiche encore. Mais c'était plus difficile avec toi... »
Je cligne des yeux. « Tu étais amoureux de moi ? Moi, je l’étais dès quand tu m’as embrassé après le saut en parachute. Le courant ! » Je lui souris. « Enfin, tu sais que tu n’aurais pas dû me cacher le tout ; je t’aime peu importe ce que tu as fait dans ton passé. » Je me sens bien dans ses bras. Je me sens bien avec Linus malgré tout ce qu’il avait pu faire. « Je me le cache à moi-même depuis que j'ai prit l'avion pour l'outre-mer. Je me cache tout ce qui s'est passé ici depuis tout ce temps. Si je suis ici c'est parce que je dois y faire face. Parce que je te dois la vérité à ce sujet et parce que je dois renouer avec ma famille... je... » Je le regarde dans les yeux. Ce serait presque romantique si le sujet n’était pas aussi lourd. Je l’écoutais quand même. Je devais entendre la vérité. Nous ne pouvions pas indéfiniment se sauver des secrets. L’important, c’était la moindre des choses. « Tu sais, on venait juste de parler de fonder une famille quand je suis parti... j'avais pas vraiment pensé à la mienne depuis je sais plus quand... mais ça m'a frappé... je pouvais pas avoir de famille sans la mienne... tu vois ? » J’hoche de la tête. Je comprenais. C’était peut-être mal dit, mais je devais écouter au lieu d’exploser inutilement. « Je dois reconstruire la mienne... je peux pas... je dois avoir une base... » Je ferme mes bras autour de son cou doucement. « Enfin, du coup je vais devoir reconstruire et construire en même temps... »
J’eus un petit sourire timide en coin. Je ne voulais pas lui compliquer l’existence. « Je sais que c’est mal choisi, mais nous n’avions pas pensé à reprendre les précautions… » Je prends une pause me reculant de mon Linus pour l’observer. « Mais Heather et Nigel t’en veulent parce que tu ne montres pas de signe, mais je ne crois pas qu’en étant encore aussi froid avec eux …. Ça va aider. Peut-être faudra-t-il que tu t’expliques du moins pour le bébé ? » Il me dévisage. Je vis de la colère dans ses yeux. Eh merde, il était fâché encore ! « Mais qu'est-ce que Hetty et Nigel on à voir avec ça ? Et je vois encore moins pourquoi je devrais m'expliquer pour le bébé. » Je soupire. « Tu n’as pas compris ce que j’ai voulu dire. Je veux dire que tu dois régler les choses avec ta famille surtout avant l’arrivée de notre bébé. J’aimerais ne plus sentir ce froid galactique quand il est question de toi. » « Ouais, ben ça c'est pas gagné... » Il grogne comme s’il venait de comprendre la portée de ce que je venais de lui dire. J’approche ma main de sa joue pour la déposer délicatement sur peau. Je caressais son visage avec tendresse. « Je suis certaine que Nigel pense que tu me maltraites… » Je ris un peu, c’était stupide. Linus n’avait jamais levé la main sur moi. Linus grimace. Je me mis à sourire de plus belle. Il n’était pas d’accord que Nigel le perçoit comme tel. « Nigel croit tout ce que Hetty lui a mis en tête, exacerbé par tout ce que j'ai fait. » Je continue à caresser son visage délicatement. « Nigel, il ne te connait pas, mais je lui ai assuré que tu étais très gentil, même si parfois on se disputait. » Je me rapproche à nouveau de lui. Le confort de ses bras me manquait. « D’ailleurs, j’ai été surprise en discutant avec eux. Enfin, Linus, si tu veux faire la paix avec ton passé pour reconstruire, tu dois commencer avec ta famille. Ils t’en veulent… beaucoup. » Il se mit à rire, je dirais plutôt qu’il ricane comme il en avait l’habitude. «Oh, et encore, beaucoup c'est faible comme mot. » Je lève les yeux vers lui puis je les roule un peu désespérée. « Je peux pas vraiment les blâmer. .. » Je dépose un baiser sur son menton. « Alors, tu dois réagir ! Ils sont encore là eux. Ils ont besoin de toi. Hetty me l’a dit qu’elle aimerait être plus proche de toi. Pas nécessairement à ma place, un peu, mais dans le sens… plus proche de toi, comme un ami, tu vois? » Je lui souris. « Je crois que j’ai passé un peu trop de temps avec ta famille… »
La crise était passée, c’était l’important à mes yeux puisque je retrouvais l’homme que j’aimais qui ne semblait plus anxieux. Nous nous étions installés dans le lit d’Errol discutant littéralement de tout et de rien. Le calme était à nouveau revenu, je l’aimais et nous allions bientôt former une famille. Bien vite, nous finissions par nous endormir dans les bras de l’un et de l’autre. La journée avait été épuisante.
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